Perpignan : une réhabilitation privée et publique pour le quartier Saint Jacques
Perpignan Méditerranée Métropole et la Ville de Perpignan se sont engagées dans la mise en œuvre du NPNRU (Nouveau programme national de renouveau urbain) qui prévoit la réhabilitation de trois quartiers (200 M€) dont le quartier Saint-Jacques qui a fait l’objet de plusieurs délibérations lors du conseil municipal du 24 mai. Ainsi, ce quartier a été scindé en deux zones distinctes qui seront traitées sous concession d’aménagement pour la partie sud (secteur Bétriu) et en régie publique pour la partie nord (place Puig). Elles totalisent 100 M€ d’investissement pour intervenir sur 24 îlots dégradés, réaliser un parc urbain et une salle de sport. « Cette opération partagée permettra de répondre à l’urgence urbaine et sociale sur ce quartier du centre ancien de Perpignan », indique Olivier Amiel, adjoint au maire en charge de la politique de la Ville. L’avis d’appel à candidature d'aménageurs-promoteurs pour la concession d’aménagement (durée : 9 ans) se fera en juin pour une ouverture des plis en septembre et une remise des offres en octobre. L’attribution de la concession s’effectuera en novembre pour une signature du contrat en janvier 2019. La zone sud comprend 11 îlots dégradés, soit 234 logements dont 91 vacants (89 immeubles) à traiter pour la réalisation de 123 logements, soit 11 800 m2 (80 logements libres, 16 logements conventionnés Anah, 27 logements sociaux). Il est prévu aussi la réalisation d’un parc urbain de 5 690 m2. Le concessionnaire devra investir 18 M€ pour réaliser ces opérations. Concernant la 2e zone qui comprend 13 îlots, la Ville va signer une convention avec l’EPF Occitanie (1 M€, sur 5 ans) pour le traitement des îlots dégradés afin de réaliser des logements sociaux, des logements privés conventionnés et une salle de sport.
« Nous arrivons au bout de la procédure NPNRU. Lundi 28 mai, nous passons devant de comité d’engagement de l’Anru. Il y a une possibilité que l’Anru propose une majoration de 15 %. L’enjeu est de 6 M€ de financements supplémentaires, soit 28,85 M€ contre 22,95 M€ », explique à La Lettre M Olivier Amiel. Revenant sur la concession, l’élu municipal souligne qu’il « est prévu une concession « sans risque ». Si l’opération est déficitaire à terme et sous certaines conditions elle serait comblée ».










