la lettre M

Hérault
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Commerce - Artisanat
| 24/09/2019

Orchestra-Prémaman en sauvegarde : "la meilleure option", selon la CGT

« Nous avons un sursis, c'est la meilleure option pour nous, estime Jennifer Gaillard, déléguée syndicale CGT, le 24 septembre. Nous ne sommes ni en redressement, ni en cessation de paiement. » Le 24 septembre, le groupe Orchestra-Premaman*, spécialisé dans la vente de vêtements pour enfants et produits pour la maternité, est placé en procédure de sauvegarde pour une durée de six mois pouvant être prorogée jusqu'à 18 mois par le Tribunal de commerce de Montpellier. « Pendant cette période, Orchestra-Prémaman préparera un plan de sauvegarde et l’exploitation se poursuivra normalement », indique le groupe dans un communiqué. Pierre Mestre a rencontré les représentants du personnel ce mardi matin et s'est montré plutôt « rassurant », estime Jennifer Gaillard, comprenant que « le but n'est pas de licencier ». Dans ce contexte, sur décision du conseil d'administration, Pierre Mestre assure, à compter du 22 septembre, les fonctions de Président et de directeur général. Depuis le départ de Thomas Hamelle en mars, la direction opérationnelle était assurée par intérim par Stefan Janiszewski.
* 4 000 salariés, CA 2018/2019 : 570,8 M€, résultat net consolidé du groupe 2018/2019 : perte de 88,2 M€. 545 magasins dans le monde, dont 305 en France, présence dans 30 pays, 60 % de magasins en propre et 40 % en franchise, cotée sur Euronext. siège à Saint-Aunès.

Stéphanie Roy / roy@lalettrem.net

À la demande de la société, le cours de l'action Orchestra est suspendu depuis le 23 septembre. La cotation reprendra à l'ouverture de la bourse le 25 septembre. La procédure collective de sauvegarde est destinée à protéger les entreprises en difficulté en suspendant le paiement des dettes en cours, à la différence d'un plan de redressement qui vise à organiser soit la continuation de l'entreprise, soit sa cession.
Le mouvement des Gilets Jaunes a affecté de manière significative le groupe estimait son dirigeant, Pierre Mestre, dans une interview accordée à La Lettre M en mai dernier : « Ce mouvement nous a coûté 31 M€ de chiffre d’affaires et 28 M€ d’Ebitda. Ces 28 M€ étaient cruciaux pour le groupe, les avoir nous aurait permis d’atteindre nos prévisions pour l’exercice passé. Concrètement, le 17 novembre, nous avons eu 200 magasins fermés sur 300 en France, soit une perte de 2,6 M€ uniquement sur cette journée. » Le groupe souffre aussi, comme tous les acteurs du secteur, de la montée en puissance du e-commerce et de l'évolution des habitudes de consommation favorables à la seconde main.

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