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Région Occitanie
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Agri - Agro
| 25/09/2018

Nouveau départ pour la marque Sud de France

La marque régionale Sud de France, outil de promotion des produits agricoles et agroalimentaires, cherche son second souffle. L’enjeu est de taille pour une filière aux 165 000 emplois et à 21 Md€ de CA. La marque, créée en 2006 par l'ex-Région LR, s'inscrit désormais dans un contexte différent. « Les consommateurs veulent manger sain et local. À nous de mieux identifier nos produits régionaux », explique Jean-Louis Cazaubon, vice-président régional en charge de l'agroalimentaire et de la viticulture. Mi-juillet, Carole Delga, présidente PS de la Région Occitanie, annonce une segmentation en trois catégories : les produits sous siqo* (signe d’identification de la qualité et de l’origine) avec « Sud de France, le meilleur de l’Occitanie », les produits biologiques avec « Sud de France » suivi ou précédé du mot « Bio » et les autres produits régionaux qui restent « Sud de France ». Le 17 septembre, un comité de pilotage avec les représentants des filières agri-agro a travaillé sur la mise en place de ces trois segments. Invité à y participer, Bernard Borredon, président du syndicat interprofessionnel de l’IGP Melon du Quercy (100 producteurs, Lot et Tarn-et-Garonne), estime que les produits sous siqo « n’ont pas besoin de l’étiquette Sud de France. Reconnus par Bruxelles et contrôlés par l’Inao (Institut national de l'origine et de la qualité, NDLR), ces labels se suffisent à eux-mêmes. Pour autant, nous sommes prêts à jouer le jeu; car le fait d’avoir Sud de France est bon pour l’économie régionale. »
Une segmentation sous conditions. « Visuellement, le consommateur ne devra pas confondre la marque Sud de France des produits sous siqo, qui implique le respect d’un cahier des charges précis et donc des surcoûts pour le producteur, avec la marque Sud de France destinée aux produits locaux classiques, qui indique seulement une origine régionale », poursuit Bernard Borredon. Même son de cloche pour Interbio Occitanie, association interprofessionnelle : « Cette segmentation bio était attendue, note Nancy Fauré, directrice, mais nous serons très vigilants sur la procédure d’agrément des entreprises qui demanderont à bénéficier de la marque Bio Sud de France. Il ne faudra pas s’appuyer que sur du déclaratif, comme c’est le cas aujourdhui pour la marque Sud de France. Il faudra un vrai contrôle. » Au niveau international, la marque fait consensus : « Dès qu’on s’éloigne du territoire régional, la terminologie Sud de France reprend tout son poids », confirme Pierre Ginebre, directeur de l’Irqualim (Institut régional de la qualité alimentaire d'Occitanie). Reste enfin à convaincre les producteurs de l’ouest de la région, qui n'ont pas fait partie de l'aventure à ses débuts. Certains produits, clairement identifiés Sud-Ouest, comme les vins, le porc au grain ou le foie gras, « le resteront, estime Jean-Louis Cazaubon. Les autres produits d’ex-Midi-Pyrénées sont appelés à utiliser Sud de France ».

* L'Occitanie, 1re région d'Europe, avec 250 produits sous siqo.

Nelly Barbé
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