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| 28/06/2013

Nîmes-Alès : un pas de plus vers la métropolisation

Les échanges entre les deux communautés d’agglomération gardoises dans le cadre de la démarche de métropolisation s’intensifient. Réunis le jeudi 27 juin lors des sixième assises du pôle métropolitain Nîmes-Alès, Jean-Paul Founier, maire de Nîmes et président du pôle, et son vice-président, le maire d’Alès Max Roustan, ont évoqué durant cette journée l’avancement du projet métropolitain et les différents enjeux liés au rapprochement entre les deux agglomérations gardoises. Devant un parterre composé des élus des 77 communes de ce territoire, de chefs d’entreprises, de représentants de l’Etat, d’universitaires et d’institutionnels, les deux maires à l’origine de ce rapprochement ont notamment abordés les questions relatives à la desserte en eau, à l’importance du raccordement de leurs territoires respectifs au très haut débit et aux questions de mobilité et de déplacements. Un dernier dossier relatif aux transports et aux infrastructures routières et ferroviaires sur lequel se sont longuement penchés les élus gardois en présence de Jean Denat, le vice-président du conseil général délégué aux infrastructures et déplacements.
Infrastructures routières : 42 M€ attendus de l'Etat
L’occasion de rappeler l’importance du protocole d’intention ratifié le 25 juin dernier par le conseil général et les communautés d’agglomérations de Nîmes-Métropole et du Grand Alès. Un accord portant sur les conditions de financement et le lancement de plusieurs grands projets structurants : achèvement de la 2 x 2 voies reliant La Calmette au nord de Nîmes, réalisation de la déviation nord de Nîmes, lancement du contournement ouest de Nîmes et création de haltes ferroviaires entre Nîmes et Alès (Hoche université, Saint-Géniès-de-Malgoirès, Vezenobres). Coût estimé de ces différents projets : 220 M€. « L’enjeu de ce protocole est de récupérer 42 M€ de financement de l’Etat. Mais il est impératif que la Région et son président signent cette convention pour que l’Etat s’engage à nos côtés. Nous nous mettrons alors autour d'une table pour garantir les financements complémentaires », a invoqué Jean-Paul Fournier appuyé par Max Roustan. Selon lui, « si la Région ne signe pas, ces projets sont foutus ». Concernant la rocade ouest, le principe d’un péage semble acquis de même que la participation financière d’ASF, toujours selon le maire d'Alès. « Le préfet fera remonter l’ensemble de ces projets à Paris avant le 14 juillet prochain. Or, cette période de crise est propice aux grandes décisions », a pour sa part indiqué Jean Denat. Autre annonce, toujours en matière de transports, celle relative à la coordination des transports collectifs (trains et autocars) entre Nîmes et Alès, : « Que ce soit au niveau des horaires ou des tarifs pratiques. Le coût est de 1,50 € en bus alors qu’il s’élève à 10 € pour le train », a relevé Max Roustan.
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