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Pyrénées-Orientales
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Viticulture
| 3/09/2018

Nathalie Loiseau, ministre des affaires européennes prend le pouls de la viticulture

Alors que les vendanges battent leur plein, Nathalie Loiseau, ministre chargée des affaires européennes, visite ce 3 septembre une parcelle viticole exploitée en bio (1,5 ha, plantées en Muscat petits grains) du Château de l’Ou (50 ha) à Villeneuve-la-Raho. Invitée par le député LREM Romain Grau, elle a pu mesurer sur le terrain, aux côtés de Philippe Bourrier, président du CIVR* et propriétaire du Château de l’Ou, Hermeline Malherbe, présidente du CD 66 et d’Agnès Langevine, vice-présidente de la Région Occitanie, les enjeux de la viticulture dans les Pyrénées-Orientales : foncier agricole, remembrement parcellaire, irrigation, normes européennes en matière d’environnement, sociale, fiscale, l'import de vin d'Espagne, distorsions de concurrence (produits phytosanitaires notamment). La ministre a participé ensuite à une consultation citoyenne sur l’Europe, initiée par les principales organisations professionnelles des Pyrénées-Orientales (FDSEA, UPA, UPE 66), afin d’échanger sur les attentes des acteurs économiques d’un département transfrontalier vis-à-vis de l’Europe.
* CIVR : conseil interprofessionnel des vins du Roussillon.

« Il y a un problème à résoudre sur le plan législatif. Aujourdhui une terre agricole qui n’est pas travaillée coûte moins cher qu’une terre agricole travaillée », souligne Hermeline Malherbe. « Nous sommes situés à 10 km de la mer. Le foncier à urbaniser est très prisé et les propriétaires attendent souvent que leur foncier devienne du terrain à bâtir. Les agriculteurs sont confrontés au mitage du foncier qu’il est très difficile de regrouper aujourdhui », poursuit Romain Grau. Sensible à la production bio, Nathalie Loiseau a interrogé ses interlocuteurs sur les actions engagées localement pour préserver le potentiel agricole. « Les mentalités évoluent. La création de PAEN (protection des espaces agricoles et naturels périurbain), les Scot (schéma de cohérence territoriale) contribuent à préserver le foncier à vocation agricole », répond Romain Grau. Philippe Bourrier concède qu’une partie de son domaine bénéficie d’un accès à l’irrigation. « Cette irrigation n’est pas là pour augmenter les rendements de production, en moyenne 25 hl/ha dans le département, mais pour alimenter le plant correctement afin de maintenir la qualité et nos volumes », précise-t-il à Nathalie Loiseau

Véronique Coll / coll@lalettrem.net
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