Moudenc abandonne le projet de métropolisation
« Les conditions actuelles ne permettent plus d’aller sereinement vers la réforme territoriale annoncée par le Gouvernement concernant l’évolution des métropoles à dimension européenne. » Dans un communiqué commun, Jean-Luc Moudenc, président de Toulouse Métropole, et Christian Estrosi, son homologue niçois, évoquent « un rendez-vous manqué » pour justifier l’abandon du projet de fusion des compétences des Départements avec les Métropoles de plus de 500 000 habitants – sur leur périmètre respectif – selon le modèle en vigueur à Lyon. « Après avoir participé à de nombreuses réunions de travail, force est de constater que l’État n’est toujours pas en mesure de mettre en œuvre ses engagements et d’apporter des réponses claires aux conditions posées par nos deux Métropoles. Cette réforme ne peut donc plus être menée au moment même où un grand débat légitime se déroule dans notre pays », commentent encore les deux élus. Le projet de fusion entre Toulouse Métropole et le Département de la Haute-Garonne (président : Georges Méric) avait suscité l’hostilité de nombreux élus et responsables associatifs du territoire, opposés à une « métropolisation forcée ». Les présidents des départements concernés – Haute-Garonne, Alpes-Maritimes, Gironde, Nord et Loire-Atlantique – expriment quant à eux leur « satisfaction » suite à cet abandon : « L’affaiblissement des départements serait un non-sens et une erreur politique majeure », estiment-ils.
Hasard du calendrier, Toulouse Métropole et le Département de la Haute-Garonne annoncent ce même jour - le 13 février - la conclusion de l’accord de coopération mettant en œuvre le protocole signé entre les deux collectivités le 29 juin 2018. « Cet accord local vient confirmer la volonté de coopération entre les deux collectivités pour une action territoriale et sociale plus efficiente. Il s'inscrit dans la droite ligne de l'accord de 2015, qui avait déjà posé les termes d'une coopération constructive, notamment pour les transferts de compétences au titre de la loi NOTRe, ainsi que sur les sujets de mobilité, avec un soutien du Département au PDU (plan de déplacements urbains, NDLR) à hauteur de 201 M€. ». L'accord prévoit, notamment, la construction par le Département de sept nouveaux collèges dans le territoire de la métropole pour un investissement de 116 M€.
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