Montpellier/Export – Montpellier Agglomération signe un accord économique avec Sherbrooke, au Québec
Gilbert Pastor, vice-président de Montpellier Agglomération en charge du développement économique, a signé mercredi 27 mai un accord de coopération économique avec l’agence de développement économique « Innovation et développement économique Sherbrooke » (Ides). Au terme de cet accord, conclu pour une durée de trois ans, les jeunes entreprises high tech montpelliéraines bénéficieront de conditions avantageuses à Sherbrooke, une ville de 150 000 habitants à 147 km à l’est de Montréal, et au nord de Boston et New-York. Les entrepreneurs de haute technologie québecoises recommandées par l’Ides bénéficieront des mêmes conditions d’accueil privilégiées à Montpellier.« Sherbrooke deviendra une porte d’entrée pour les entreprises montpelliéraines vers le marché nord-américain, et Montpellier une porte d’entrée pour les entreprises de Sherbrooke sur le marché européen », a assuré Gilbert Pastor, qui a signé l’accord avec le président d’Ides, Louis Lagassé. Ce dernier dirige un groupe spécialisé dans les communications sécurisées pour les forces armées, qui emploie 1 400 personnes entre le Québec et la Bretagne. « On me disait : ‘‘Les Français sont des râleurs, des ringards qui veulent tout le temps faire grève en brûlant des pneus’’. Mais j’ai trouvé le contraire : des gens extrêmement avides de connaissance, fiables au travail et gros bosseurs », a assuré le chef d’entreprise canadien. Selon lui, « Français et Canadiens font preuve d’une intelligence intuitive, tandis que les Japonais ou les Allemands ont une intelligence plus cartésienne ».Les universités et les hôpitaux de Sherbrooke avaient déjà signé, de leur côté, des accords de coopération. Le premier rapprochement entre Sherbrooke et Montpellier remonte à 1991.Montpellier Agglomération a déjà signé des accords de coopération aux USA avec les incubateurs de Seattle (Etat de Washington) et Troy (Etat de New-York), en Chine avec le réseau des incubateurs de Shanghai, et en Italie avec le Parc technologique de Milan.Une entreprise montpelliéraine dans les starting-blocksL’accord signé à Sherbrooke devrait, dans un premier temps, bénéficier à l’une des cinq entreprises montpelliéraines emmenée dans les bagages de la délégation, Biophytech. Olivier Besnard, qui a mis au point une gamme de produits à base de micro-organismes pour la protection des cultures, est sur le point de conclure un premier deal avec un distributeur québecois, Envirosol.« Le dirigeant veut aller vite. C’est la force du système nord-américain ». Du coup, Olivier Besnard, qui vise le marché des golfs, envisage de profiter de l’accord entre Sherbrooke et Montpellier pour installer un « pied à terre » à Sherbrooke. « J’ai besoin d’une force de vente sur place pour commercialiser mes produits. Peut-être sous la forme d’un Volontaire international en entreprise ». Dans l’autre sens, une société sherbrookoise, Thymox, veut profiter du pont mis en place avec Montpellier. « Nous avons breveté une unité mobile de désinfection pour lutter contre la contamination bactérienne des élevages », explique son dirigeant, Serge Auray. Il est actuellement en pourparlers avec la société montpelliéraine Labover, fabricant de matériel scientifique et de mobilier de laboratoire. « Je suis déjà allé à Montpellier. La structure d’accompagnement des entreprises est incroyable. Il y a vraiment toutes les ressources ! », s’enthousiasme le chef d’entreprise québecois, qui voit en Montpellier une porte d’entrée vers les marchés européen et africain.De Sherbrooke, H.F.










