Montpellier Métropole vote le contrat financier avec l'État
Montpellier Métropole vote*, le 26 avril, le contrat financier avec l'État. L'augmentation des dépenses de fonctionnement sera limitée à 1,5 %, soit des dépenses maximales, pour le fonctionnement, à 338 M€ pour 2018, 344 M€ pour 2019 et 349 M€ pour 2020, indique Max Lévita, premier vice-président en charge des finances. « Cette évolution va être très difficile à respecter, prévient-il. Toute nouvelle dépense devra être accompagnée d’une diminution du même nombre. Si nous dépensons moins que prévu, un soutien à l’investissement nous sera accordé par l'État, dans des modalités non définies à ce jour. »
* Trois votes contre, quatre abstentions.
Le sénateur Jean-Pierre Grand (LR) a voté pour (« Nous n'avons pas le choix ») tout en stigmatisant « une mise sous tutelle de l'État. Comment l’État peut-il exiger une telle mesure, alors qu’il vient de nous imposer une baisse des dotations, et qu’il multiplie les transferts de charges ? L’État s’affranchit de cet effort qu’il nous demande. Entre 2015 et 2017, les collectivités ont réalisé deux fois plus d’économies que l’État. » Agacé, Max Lévita a répondu : « Vous n’avez pas conscience de la situation financière dans laquelle se trouve le pays. On est passés de 0 % de dette par rapport au PIB annuel au début des années 70 à 100 % aujourd'hui. Tout se casse la figure : l’hôpital, l’éducation, l'armée, l’enseignement supérieur. »
