Montpellier décroche le feu vert de l'État pour expérimenter l'encadrement des loyers
L’État donne son feu vert à la Ville de Montpellier pour expérimenter, pendant une durée de cinq ans, son dispositif d'encadrement des loyers. Le décret actant cette décision est publié au Journal officiel de ce 3 septembre, il prendra effet dès le 4 septembre. Sont concernés la commune de Montpellier, ainsi que les bailleurs et locataires de logement nus et meublés du parc locatif privé situés sur le territoire de la commune de Montpellier. Le dispositif d’encadrement prévoit que le loyer à la première location, à la relocation ou lors du renouvellement du bail, doit se situer entre -30 % et +20 % d’un loyer de référence, fixé à partir des données de l’observatoire public qui devrait être géré par l’Agence départementale du logement de l’Hérault. « Pour suivre le prix des loyers pratiqués par les opérateurs privés, nous avons besoin de données objectives », rappelait Michaël Delafosse, maire de Montpellier et président de 3M lors du vote en faveur de cette expérimentation par le conseil de métropole le 15 septembre 2020. Lors de ce même conseil, René Revol, maire de Grabels, indiquait que son conseil municipal était favorable à mettre également en place ce dispositif. Le conseiller municipal de Lattes, Jean-Noël Fourcade, était le seul élu à avoir voté contre, évoquant « une atteinte au droit de la propriété privée ».
Réagissant à la publication du décret, les services de la collectivité rappelle que la Métropole de Montpellier « se caractérise par des niveaux de loyers parmi les plus élevés de France avec un loyer médian de 13,2€/m2 dans la ville centre et 11,8€/m2 pour le reste du territoire ». Le maire de Montpellier et président de 3M relève également que « les prix des loyers dans le privé ont flambé et les plus modestes peinent à rester dans le cœur de la Métropole. Ce n’est pas acceptable. L’encadrement des loyers est un des multiples outils d’une stratégie globale, avec notamment la mise en place du permis de louer dans un quartier de la ville et la régulation des meublés de tourisme. A Montpellier près de 6000 logements sont sortis du marché locatif pour être destinés à la location touristique ».
