Montpellier - Alain Manoukian promet 500 créations d’emplois pour le commerce de centre-ville
Alain Manoukian, dirigeant de la Financière Saxe, a annoncé ce vendredi matin, 9 octobre, à Montpellier, la création d’environ 500 emplois supplémentaires dans le commerce de centre-ville à l’horizon 2013, dans le cadre du projet de revitalisation du centre-ville historique portée par la Ville et la Serm.
Alain Manoukian mise beaucoup sur la piétonisation du boulevard du Jeu-de-Paume, officialisée par la maire, Hélène Mandroux, et révélée jeudi par La Gazette de Montpellier. Cette piétonisation s’effectuera avec les travaux des troisième (bas du boulevard) et quatrième (haut du boulevard) lignes de tramway. « Rendre ce boulevard piéton est une excellente décision, a-t-il déclaré. Aujourd’hui à Montpellier, le centre-ville est très restreint. Il se limite aux rues de la Loge et Jean Moulin. Et il n’y a pas de circuit marchand, les rues piétonnes ne débouchent sur rien. C’est un problème pour redynamiser un centre-ville car le chaland ne fait pas la même rue dans les deux sens. L’objectif est de remonter le chiffre d’affaires des boutiques du centre historique, notamment par cette piétonisation du boulevard du Jeu de Paume. A ce jour, le CA des boutiques des rues centre historique s’élève à 224 M€, contre 305 M€ pour celles du Polygone et Triangle. »
Alain Manoukian a affiché ses ambitions : « L’objectif est de faire la plus belle avenue de la région. La gare est en face, les touristes et étrangers y débarquent, et on sait que la première impression est importante. Nous allons mener un travail important avec l’ABF et le service Urbanisme de la Ville : implantation de couleurs, de formes, harmonisation des stores, des porches, des éléments de ferronnerie... » Pour l’heure, le diagnostic est sans appel : « Ce boulevard se paupérise, avec des magasins qui ferment, des voitures, du bruit… Il n’attire pas la clientèle. »
Implantation d’enseignes haut-de-gamme
Alain Manoukian a dévoilé deux chiffres clé : « Entre 10 000 m2 et 15 000 m2 de surfaces commerciales peuvent être acquis ; avec le futur pôle restauration de l’Observatoire, nous tablons sur 500 créations d’emplois, sans compter tous les emplois indirects : construction, prestations de services… » La partie droite du boulevard sera dédié à des enseignes haut-de-gamme, la partie gauche à des magasins moyen/bas-de-gamme. Des enseignes sont déjà « pressenties » mais la commercialisation n’est pas encore lancée. « Nous n’en sommes qu’à l’annonce du projet ». Alain Manoukian précise : « Il n’y aura pas que du prêt-à-porter. Les clientes ont besoin de voir des concepts nouveaux, des magasins qui sortent de l’ordinaire. »
La zone de chalandise est « l’agglomération de Montpellier », a indiqué Hélène Mandroux. « Montpellier, capitale du L.-R., n’a pas de vraie offre haut-de-gamme, ni de grandes marques françaises et internationales, a enchaîné Alain Manoukian. Il faut aller à Marseille, Toulouse ou Paris. C’est étonnant. Je l’explique par le fait que le centre-ville ne correspond pas du tout aux critères de surface des marques. Elles souhaitent 1 000 ou 1 500 m2, or ici, nous n’avons que des boutiques de 50 ou 70 m2 sur les rues piétonnes. » La Financière Saxe développe des projets analogues en France
Alain Manoukian n’a pas souhaité préciser lesquels. Il a par contre expliqué il ne s’est pas lancé dans le projet de revitalisation de la rue de la République à Marseille. « Nous n’y sommes pas allés pour quatre raisons : la rue est déconnectée du centre-ville ; c’est une rue qui monte, ce qui décourage la clientèle plus âgée ; la municipalité a laissé la rue ouverte à la circulation ; la rue débouche sur des quais, ce qui ne permet pas de constituer une boucle marchande. »










