Mauvais semestre pour Orchestra
Mauvaise passe pour la marque de mode enfantine et d’articles de puériculture Orchestra Prémaman. Après avoir conclu, au forceps, une restructuration de la dette financière du groupe (190 M€), en ayant recours à une procédure de conciliation, Orchestra annonce, pour le premier semestre de son exercice 2018-2019, un recul de l’activité de 8,9 %. L’exercice 2017-2018 (du 1er mars 2017 au 28 février 2018) s’était soldé par une stagnation de l’activité, avec un CA de 612,7 M€ (+ 0,7 %). Orchestra veut atténuer ce recul, en rappelant « une consommation très difficile et un recul de l’activité de l’économie » sur la période, citant une étude Kantar Worldpanel : soldes qui deviennent un non-événement pour les consommateurs, impact des grèves et des ponts à répétition, météo exécrable au printemps, inflation... Reste que dans son plan pluriannuel, l’enseigne prévoit, pour 2018/2019, un CA à 620 M€, en légère hausse par rapport à 2017/2018. Si les perspectives de marges restent positives, l’excédent brut d’exploitation doit être compris, pour l’exercice 2018/2019, « entre 5 % et 6 % du CA », au lieu des 6,5 % (40,6 M€) annoncés le 28 juin pour l’exercice en cours. Pour le second semestre, Orchestra Prémaman se fixe ainsi comme « objectif prioritaire » une réduction de son stock. Le groupe a par ailleurs pris du retard en matière de transformation digitale : 6,2 % des revenus du groupe en 2016/2017. Orchestra vise 20 % dans cinq ans, pour recoller aux standards du secteur. Par ailleurs, Pierre Mestre, président et actionnaire majoritaire du groupe héraultais basé à Saint-Aunès, figure, à titre personnel, parmi les candidats à la reprise de Toys’R’Us France.
