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Pyrénées-Orientales
| | 6/07/2016

L’UPE 66 veut relancer l’Alliance économique

Profitant de son assemblée générale, le 5/7 au palais des congrès de Perpignan, l’UPE 66 convie les dirigeants des Pyrénées-Orientales à répondre à la question : prospectives et perspectives à 5 ans dans le département ? Autour de la table, des acteurs locaux représentatifs des secteurs phares du département : fruits et légumes (FDSEA 66), viticulture (CIVR), enseignement supérieur (UPVD), énergie (EDF), tourisme et nautisme (Fédération des ports de plaisance). Alors que les invités à cette table ronde sont convaincus du potentiel du territoire citant divers projets, le constat est accablant : il n’y a pas de projet économique dans le département. « Relancer l’Alliance économique semble la solution pour relancer activement un projet économique et avoir un schéma cohérent pour le territoire », annonce Alexis Mélidonis, président de l’UPE 66 répondant ainsi à la demande de la CCI des Pyrénées-Orientales. Cette alliance économique a été lancée début des années 2000 par l’UPE 66 afin de regrouper la communauté économique : UPE, CGPME, les consulaires, les fédérations professionnelles,… « On va se voir en juillet pour que les permanents organisent le planning, on a déjà travaillé à l’UPE 66. Jean-Pierre Coifman, à la tête de plusieurs restaurants Mc Donald’s, porte un embryon de 66 propositions », complète-t-il. Une autre table ronde sur les générations Y et Z s'est aussi tenue à l'issue de cette assemblée, où des jeunes trentenaires ont partagé leur vision de la gestion d'une entreprise, des métiers, de la parité,...

Absence de vision et de projet fédérateur

« On constate une juxtaposition de projets, mais on manque d’un projet fédérateur dans le territoire. Ce choix nécessite d’écarter des pistes dans une logique de spécialisation du territoire, on ne peut pas se disperser. Il faut définir quoi faire pour bien le faire », souligne Fabrice Lorente, président de l’Université de Perpignan convaincu de la nécessité d’amorcer des synergies, de créer des points de rencontre. Si on veut être attractif, il faut de la synergie et identifier les potentiels d’attractivité, nos éléments de spécialisation que sont pour l’UPVD : les EnR, l’environnement marin et le bio-environnement, nos plateformes de transfert de technologies, notre futur incubateur. L’UPVD doit générer de l’activité à la demande de l’économie. Nous avons créé Miro sur cette logique des besoins des métiers du tourisme et adapté la formation. Nous sommes les seuls au monde sur cette transformation du secteur des tourismes (des patrimoines). » « La situation est compliquée dans ce département. Il y a un manque réel de vision économique, commente Bruno Vila, président du groupe Rougeline, secrétaire général de la FDSEA 66. Un paradoxe, pour lui, car il est parvenu en 3 ans à faire aboutir un projet dans les Landes générant 40 M€ d’investissement et la création de 300 emplois alors que dans les Pyrénées-Orientales, « cela fait 10 ans que nous portons un projet de récupération de chaleur de l’incinérateur de Calce pour chauffer des serres susceptible de créer 300 emplois qui n’abouti pas. » Il annonce en parallèle que la Chambre d’agriculture travaille sur un projet agricole départemental. « La seule vision agriculture ne suffit pas, elle doit s’intègrer dans la vision départementale dela  gestion du foncier, de l’eau, de l’emploi et de la formation. 10 fiches vont être développés pour identifier des porteurs de projets portés en arboriculture, en maraîchage,… », complète-t-il.

Mobiliser les entreprises

« Si on n’arrive pas à monter un projet avec des cibles et des choix, on ne pourra pas être suivi par les politiques. On n’est pas bon en n'étant par tous regroupés ensemble. Le politique quel qu’il soit n’entend que la force d’un projet, ici on ne l’a jamais eu. Trois défis comment se positionner dans cette grande région, dans ce département et sur la Méditerranée », commente Serge Pallarès, directeur du port de Saint-Cyprien et président de la fédération des ports de plaisance et de l’Union des Villes portuaires de l’ex LR. Il est convaincu que la grande région va devenir une puissance maritime. « 370 M€ vont être injectés dans les ports maritimes et fluviaux dont 30 M€ dans la remise à niveau des ports, des études seront lancées au 2e semestre sur l’ensemble des haltes fluviales du Canal du Midi. 170 M€ vont être débloqués pour les gros chantiers, le plan littoral sera présenté début septembre, poursuit-il appelant les dirigeants à se mobilser. Il faut que les entreprises soient prêtes à venir sur ces projets de travaux maritimes. Un tour de table doit être engagé avec la fédération du bâtiment pour présenter ces travaux à venir. Si on passe l’hiver sans se réunir, ni former, les marchés vous passeront sous le nez car les grands groupes s’y intéressent déjà. »

Véronique Coll / coll@lalettrem.net
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