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Languedoc-Roussillon
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Education - Formation
| 22/10/2010

L’Université Montpellier Sud de France mal partie pour être retenue site d’excellence

René Ricol, commissaire général à l’investissement et « pilote » du grand emprunt national (35 Md€), n’a pas caché sa déception, vendredi 22 octobre en conférence de presse, après la présentation, le matin, du projet d’initiative d’excellence porté par les universités de Montpellier (projet Campus). Seuls huit sites d’excellence seront retenus au niveau national. Les lauréats seront désignés d’ici mai 2011. L’enveloppe consacrée s’élève à 7,7 Md€.

« C’est ici que j’ai vu le projet le moins structuré, a-t-il déclaré, avec l’assentiment d’Anne-Yvonne Le Dain (Région L.-R.) et du préfet de région Claude Baland, assis à ses côtés. Si l’ensemble des acteurs ne font converger leur vision, le train va passer. Je les ai encouragés à trouver une convergence rapide. Il faudrait faire cesser assez rapidement les questions de gouvernance pour se concentrer sur la définition et la valorisation du périmètre. On discute trop des principes et pas assez de l’action. Les points d’excellence, c’est ce sur quoi on est quasiment sûrs de convaincre le monde entier qu’on est vraiment formidables, ici et pas ailleurs. La gouvernance s’organise après. »
C’est en fait… deux projets qui ont été présentés à René Ricol ce vendredi matin. « C’est la première fois dans mes déplacements que je vois deux projets qui me sont présentés en même temps. Les deux étaient assez… généraux (ton ironique). Jusqu’alors, on ne m’avait présenté qu’un seul projet pas région. Je pensais trouver ici une initiative d’excellence du feu de Dieu et les autres projets un peu en retard, c’est tout l’inverse ! »
Le préfet Claude Baland a également fait part de sa déception : « Ce qu’a dit René Ricol ce matin aux porteurs du projet d’initiative d’excellence de Montpellier, nous leur avions déjà dit.. mais pas avec le même effet. »
"Où est l'excellence ?"
Les critères de l’appel à projets "initiatives d’excellence" n’ont visiblement pas été entendus à Montpellier : « Nous ne demandons que deux choses : un périmètre d’excellence, ce qui suppose de la méthode. Où est l’excellence ? Peu importe que ce soit à Montpellier 1, 2 ou 3 ! C’est rare qu’une université ait raison au détriment de toutes les autres. Deuxième critère : l’effet fédérateur. Plus le projet sera porté par un grand nombre d’acteurs, plus il aura de chances de convaincre le jury. »
René Ricol a souligné que beaucoup d’autres projets l’ont enthousiasmé. « Il y a à Montpellier une vraie histoire d’incubation ici, le constat global est positif, a-t-il conclu. C’est ici que va se faire le premier prêt vert (emprunt effectué pour financer un projet de développement durable). J’ai vu une région mobilisée, dynamique, avec des acteurs qui veulent avancer, avec de très beaux projets. »

Les appels à projets seront lancés en deux vagues, d’ici à la fin de l’année.

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