Loi SRU : les 20 communes languedociennes qui paient une amende
En complément d’une enquête sur les « maires qui refusent le logement social », parue aujourd’hui, le quotidien Libération publie sur son site Internet la carte des 931 communes soumies à la loi solidarité et rénovation urbaine, dont 380 ont dû payer une amende en 2009 en raison du trop faible nombre de logements sociaux. Cette pénalité est imposée aux communes qui ont moins de 20 % de logements sociaux sur leur territoire, et ne font rien pour rattraper leur retard. En Languedoc-Roussillon, 20 communes ont payé cette amende. La palme revient à Saint-Jean-de-Védas, qui, avec 5,2 % de logements sociaux, a été redevable de 244 995 €, soit 28 € par habitant. Dans l’Hérault, les autres communes à l’amende sont Grabels, Juvignac, Saint-Clément-de-Rivière, Clapiers, Jacou, Castelnau-le-Lez, Le Crès, Vendargues, Ballaruc-les-Bains et Villeneuve-les-Béziers. Huit communes sont concernées dans le Gard, dont quatre dans l’agglomération d’Alès (Saint-Christol-lez-Alès, Saint-Privat-le-Vieux, Saint-Martin-de-Valgalgues, Saint-Hilaire-de-Brethmas), trois dans celle de Nîmes (Caissargues, Milhaud, Uchaud) et une dans celle d’Avignon (Villeneuve-lès-Avignon). Dans les P.-O. une seule commune, Canohès, est concernée. 50 autres communes, qui n’atteignent pas le seuil de 20 % de logements sociaux (dont 22 en comptent moins de 5 %) ne sont pas assujetties à une amende, l’Etat considérant qu’elles font des efforts suffisants pour rattraper leur retard.










