Logement : lutte contre la précarité énergétique
Les 17e rencontres interprofessionnelles régionales entre Uro Habitat, l'Ademe et la Dreal se sont déroulées ce 24 juin à Montpellier. Les différents invités étaient conviés à intervenir sur le thème de la précarité énergétique. En introduction, le directeur régional adjoint de la Dreal, Francis Charpentier, a rappelé que la consommation d'énergie devait être réduite de 38 % d'ici à 2020 dans le bâtiment et que 400 000 logements devaient être rénovés à partir de 2013. "Nous sommes déjà à 100 000 éco prêts depuis leur mise en place en avril 2009, dont 3 000 en L.-R.". Dans le cadre du futur Grenelle 2, Francis Charpentier rappelle également qu'un observatoire de la précarité énergétique doit être mis en place au niveau départemental.
Selon la représentante de la fondation Abbé Pierre, la précarité énergétique se traduit par de faibles revenus associés à une mauvaise qualité thermique du logement et une hausse du coût de l'énergie. "On constate qu'un ménage à faible revenus dépense 15 % de ses revenus au chauffage de son habitat alors qu'un ménage plus aisé n'en consacre que 6 %. Le logement peut être une cause d'appauvrissement".
1,6 million de logements
En région, le parc régional est composé de 1,6 millions de logements dont 41 % en collectif, indique Daniel Frayssinet, statisticien Insee. "Le Languedoc-Roussillon est l'une des régions où le logement a le plus augmenté, même en Lozère". Un tiers du parc est concentré sur les 12 plus grandes communes de la région. 71 % du parc régional sont des résidences principales. La région est derrière Paca en nombre de résidences secondaires (22 %). 108 000 logements seraient par ailleurs vacants. La moitié du parc régional a plus de 35 ans. On estime que 18 % des habitants du Languedoc-Roussillon vivent en dessous du seuil de pauvreté (908 € par mois)










