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Région Occitanie
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Labos - Recherche
| 15/10/2019

L’Occitanie toujours en pointe sur la recherche

Le 19 octobre, le CNRS soufflera 80 bougies. Un anniversaire célébré comme il se doit en Occitanie, région qui dispose de deux entités territoriales. D’une part, le CNRS Occitanie Ouest, qui rassemble 2 598 personnes (dont 876 chercheurs) dans 62 structures de recherche et 13 laboratoires, va - notamment - participer, les 2 et 3 novembre au Quai des Savoirs, à Toulouse, à la 5e édition du festival Lumières sur le Quai. Les scientifiques toulousains présenteront leur collaboration à l’œuvre Platonium, dispositif immersif dédié à la lumière. De son côté, le CNRS Occitanie Est, qui regroupe 2 167 personnes (dont 723 chercheurs) dans 44 unités et fédérations de recherche, organise, entre autres événements, une conférence anniversaire le 5 décembre au Centre Rabelais, à Montpellier.

Du laboratoire au business. Loin des images d’Épinal, le travail des chercheurs du CNRS a bien souvent des incidences économiques directes. « Dans notre territoire, sur la centaine de déclarations d’inventions que nous comptabilisons chaque année, un tiers se transforme en brevets, dont 5 à 10 sont exploités par des entreprises », explique Christophe Giraud, délégué régional du CNRS Occitanie Ouest. Dans ce cadre, l’institution publique travaille à la fois de façon indirecte – en cédant à des tiers l’exploitation de ses brevets sous forme de licences – ou de façon directe – en créant elle-même des entreprises. « Chaque année, ce sont 5 à 6 start-up qui sont fondées par nos chercheurs », précise Christophe Giraud. Dans la région, les recherches du CNRS trouvent ainsi des applications concrètes dans de plusieurs secteurs, comme l’intelligence artificielle, l’hydrogène vert, la silver économie, l’agriculture, ou encore la santé.

Au-delà du seul CNRS, l’Occitanie s’appuie sur un écosystème de recherche particulièrement dense. Avec près de 250 000 étudiants, 30 000 chercheurs, 7 400 doctorants, la présence de 35 universités et grandes écoles, la région rayonne au niveau national, mais aussi à l’international. Elle s’affiche par ailleurs comme la toute première région française en matière d’effort de recherche et développement, avec 3,7 % du PIB consacré à la R&D, soit 5,6 milliards d’euros de dépenses annuelles. Sans surprise, on retrouvera plutôt la recherche fondamentale du côté des universités et des établissements publics à caractère scientifique et technologique, comme le CNRS, tandis que la recherche appliquée aura lieu le plus souvent dans les établissements publics à caractère industriel et commercial, comme l’Ifremer, à Sète, Montpellier et Palavas-les-Flots. Enfin, le développement expérimental sera, lui, prioritairement réalisé au sein des entreprises. Mais de plus en plus, des passerelles se tissent entre les différents univers. « En Occitanie, le CNRS compte une quinzaine de laboratoires communs, partagés avec des PME et des grands groupes », se réjouit Christophe Giraud.

Alexandre Léoty / leoty@lalettrem.net
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