L'Occitanie se tient prête pour l'ère quantique
« Les technologies quantiques – que ce soit au niveau des calculs, de la télécommunication ou des capteurs - vont disrupter un certain nombre de secteurs économiques comme l’industrie chimique, l’industrie des matériaux, le secteur médical … En France, nous avons quelques clés pour être l’un des rares pays à se saisir de cette transformation technologique », déclare Neil Abroug, coordinateur national de la stratégie d’accélération pour les technologies quantiques, en ouverture de la journée organisée à la Cité de l'économie et des métiers de demain (directrice : Raphaëlle Lamoureux, Montpellier) sur la physique quantique. Neil Abroug estime que l’innovation « se trouve dans les systèmes locaux dont la région Occitanie qui est indispensable pour mener à bien cette transition technologique. » Pour Josick Paoli, directrice générale déléguée de la Région Occitanie, il va être essentiel de s’appuyer sur « un terreau industriel de grands groupes mais aussi de recherche et de formation. Des partenariats publics-privés doivent également être construits », citant la possibilité de mettre en place un laboratoire commun sur le quantique. « La compétition dans le domaine de la quantique est mondiale », insiste-t-elle.
Par physique quantique, il faut comprendre « les lois de la nature à très petite échelle », résume Julien Bobroff, physicien et professeur à l’Université Paris-Saclay, invité sur le plateau. Quatre concepts la résument : dualité, quantification, superposition d’état et intrication. Chacun trouve déjà des domaines d’application et des usages. Et de citer, comme exemple de la dualité, l’installation de l’interféromètre à atome en haut du volcan Etna. « Celui-ci permet d’obtenir une mesure ultra fine de la gravité avec six chiffres après la virgule, explique le physicien. Nous sommes dès lors en possession du capteur le plus sensible au monde pour mesurer la gravité ! » Autre application de la physique quantique, l’ordinateur quantique. Actuellement en développement par les grands groupes informatiques à l’instar d’IBM, l’ordinateur quantique peut traiter un très grand nombre d’informations en parallèle et en même temps. « Le traitement du big data en serait ainsi grandement facilité, note Julien Bobrof. Cela pourrait aussi résoudre le problème du voyageur pour trouver le chemin idéal, un ordinateur quantique étant capable de calculer tout en même temps. On pense à un usage par les professionnels du fret notamment. »
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