Livraison à domicile : Fraichy se déploie à Béziers
Fraichy, plateforme de livraison e-commerce de produits locaux (six salariés, 400 k€ de CA), déploie ses services à Béziers. La cité biterroise devient la troisième ville d’implantation de la start-up, après Montpellier en 2019 et Toulouse en 2020. Au total, l’entreprise travaille désormais avec une cinquantaine de commerces de proximité de produits frais, dont six à Béziers, vingt-cinq à Montpellier et vingt à Toulouse (panier moyen de 70 €). La société devrait connaître une croissance de son chiffre d’affaires, comprise entre 25 et 30 % d’ici la fin de l’année 2021.
Tom Vea, cofondateur de l’entreprise (avec Thibaud Audry et Gabriel Nuel), indique à La Lettre M que les premiers temps de passage à Béziers sont bons : « nous enregistrons 250 préinscriptions sur notre plateforme pour une cinquantaine de livraisons sur cette nouvelle implantation. »
Un premier mini-entrepôt à Béziers
Nouveauté de ce lancement en terre biterroise, la jeune pousse internalise pour la première fois sa logistique avec l’ouverture d’un mini-entrepôt de 80 m2 situé à Boujan-sur-Libron. Dans les autres villes d’implantation, la start-up agit en sous-traitance pour la livraison, via les prestations de services d’Écusson Vert à Montpellier et d’Urby à Toulouse. « Sur le site de Béziers notre préparateur-livreur se charge de l’approvisionnement de la journée auprès de l’ensemble des commerçants. L’entrepôt sert ensuite de zone d’éclatement pour dispatcher les commandes», poursuit le dirigeant. La livraison s’effectue ensuite par l’employé au moyen d’un véhicule vert. L’objectif est de comprimer les coûts de livraison.
Projet pilote
Le mini-centre de préparation de commandes fait figure de projet pilote, abonde le dirigeant : « Nous testons l’appétence à notre service sur une ville de moyenne envergure et observons si nous sommes en capacité de pouvoir assurer nous-mêmes notre chaîne logistique ». Si l’essai s’avère concluant, la société cherchera à pérenniser son offre sur le territoire biterrois. Elle prépare une levée de fonds oscillant entre 200 et 500 k€ qu’elle espère finaliser dans les prochains mois.
