L’Isae-Supaéro investit 26 M€ dans son parc immobilier
L’Isae-Supaéro (Institut supérieur de l’aéronautique et de l’espace, 100 enseignants et chercheurs, 1 800 professeurs vacataires, 1 700 étudiants, 650 diplômés par an, Toulouse) va investir entre 21,5 et 26,5 M€ dans trois grands projets immobiliers, indique à La Lettre M Olivier Lesbre, directeur. « Deux chantiers seront lancés en 2019, pour une livraison en 2021, précise-t-il. Il s’agit de la construction d’un learning center, pour environ 10 M€, et de la rénovation d’un bâtiment d’enseignement, pour 10 à 15 M€. Par ailleurs, nous allons lancer dès cette année la construction d’un centre de neuro-ergonomie, qui doit être livré en 2019, après un investissement de 1,5 M€. »
L’Isae-Supaéro planche actuellement, avec l’Enac (École nationale de l’aviation civile, 2 000 élèves et 3 500 stagiaires, Toulouse) et l’Onera (recherche aéronautique et spatiale, 2 000 personnes, budget : 230 M€, Toulouse), sur la structuration d’une Toulouse graduate school in aerospace engineering, qui doit offrir à la ville « une meilleure visibilité et lisibilité internationale », assure Olivier Lesbre. Labellisé par l’Agence nationale de la recherche (ANR), ce projet de campus d’ingénierie aéronautique bénéficie d’un financement de 3,7 M€ sur 10 ans. Il doit rassembler quelque 250 chercheurs et 280 doctorants et post-doctorants. « Nos trois établissements sont voisins, à la fois géographiquement et en termes de thématiques traitées, constate Olivier Lesbre. Nous sommes en train de mettre en place ensemble, dans le cadre de la Toulouse graduate school in aerospace engineering, une école universitaire de recherche, dirigée par Grégoire Casalis, tout en travaillant sur la structuration d'une véritable fédération de recherche, qui sera lancée avant l’été. » Des actions qui pourraient par la suite déboucher sur la création d’un « College of ingineering » ouvert à d’autres acteurs toulousains. « Notre ville dispose de nombreux atouts, en recherche comme en formation, analyse Olivier Lesbre. Ensemble, nous serons plus lisibles depuis l’étranger. »
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