L'Insee note le petit poids des ETI dans la région
Si elles sont à l'origine de 14 000 emplois supplémentaires entre 2008 et 2017, en particulier dans le commerce et la santé, les ETI (entre 250 et 4 999 salariés) pèsent seulement 22 % de l’emploi en Occitanie, avant-dernière région, devant la Corse, note l'Insee dans l'étude « PME et ETI à l’origine de la croissance des grandes entreprises en Occitanie ». Les zones de Millau (12), Alès-Le Vigan (30), Albi et Castres-Mazamet (81) sont pauvres en ETI, contrairement au nord du Lot, d'où rayonne le transformateur de fruits Andros, et à Montpellier avec « la filiale française de Dell dans le commerce de gros et l’association Présence Verte Services dans l’aide à domicile », illustre l'institut.
Le poids « historique » des PME
Quant à l'emploi des PME (moins de 250 salariés), « historiquement très implantées dans le tissu économique d’Occitanie », celui-ci a augmenté avec 7 000 postes supplémentaires, « à la différence de la plupart des autres régions où il est stable ou en recul », note l'Insee. « PME et microentreprises fournissent plus de 70 % des emplois salariés marchands dans les zones d’Alès-Le Vigan, Agde-Pézenas et Saint-Gaudens, territoires où l’économie est davantage orientée vers les activités présentielles, en particulier le tourisme. À l’inverse, elles emploient moins de la moitié des salariés dans les zones de Toulouse (39 %) et Bagnols-sur-Cèze (45 %) », peut-on lire dans l'étude portant sur la période 2008-2017.
La région a gagné en moyenne 52 800 habitants par an entre 2008 et 2013, puis 40 300 par an entre 2013 et 2018. Ce solde positif est surtout lié aux nouveaux arrivants, en majorité des personnes en âge de travailler, les cadres étant sureprésentés par rapport aux autres régions.
