L'hôtellerie-restauration toulousaine sinistrée
Établissements fermés, baisse de la fréquentation et de la consommation, les représentants des professionnels toulousains du secteur de l’hôtellerie et de la restauration dressent un constat dramatique de la situation dans la capitale régionale. « La baisse globale de l’activité est de l’ordre de 40 % en moyenne. Et seule une vingtaine de restaurants sur les 2 000 que compte l’agglomération s’en sort plutôt bien », résume Philippe Belot, vice-président de l’Union des métiers et des industries hôtelières (Umih) de la Haute-Garonne.
Le spectre des dépôts de bilan
À la tête d’une discothèque et d’un bar restaurant, le professionnel craint ainsi une vague de dépôt de bilan dans les prochains mois si la crise sanitaire perdure et s’amplifie. « La décision de rendre obligatoire le port du masque dans Toulouse a entraîné une baisse de la clientèle touristique qui est venue s’ajouter à la perte de la clientèle d’affaires. De fait, beaucoup de restaurants ont fermé leurs portes durant l’été. Un grand nombre d’entre eux ne rouvriront certainement plus jamais compte tenu des pertes accumulées depuis le début de l’année », poursuit Philippe Belot qui estime entre 20 et 30 % le nombre d’établissements toulousains concernés par ces difficultés financières.
50 % de l'offre ouverte en hôtellerie
Bilan comparable dans l’hôtellerie malgré une situation plus contrastée. « 50 % des hôtels toulousains sont ouverts. Et si ceux implantés en centre-ville, vers la Cité de l’espace ou Labège, enregistrent des taux de remplissage acceptables malgré une baisse sensible de la fréquentation, d’autres secteurs géographiques sont littéralement sinistrés à l’image de celui de l’aéroport Toulouse-Blagnac où quasiment tous les établissements implantés à proximité ont baissé le rideau, faute de clients », analyse Émilie Zevaco, présidente du Club hôtelier de Toulouse Métropole. La représentante des professionnels craint désormais une aggravation de la situation. « Nous n’enregistrons quasiment plus de réservations pour les mois de septembre et d’octobre », glisse-t-elle.
