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Midi-Pyrénées / Languedoc-Roussillon
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Institutions
| 21/07/2015

L’Etat annoncera sa nouvelle organisation en MPLR le 31 juillet

Le gouvernement devrait annoncer le vendredi 31 juillet, selon la préfecture de région du Languedoc-Roussillon, la nouvelle organisation de ses services dans les régions fusionnées. Pour les régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon, l’annonce de la nouvelle organisation retenue en MP et LR aurait lieu le jour même à Carcassonne, à mi-chemin de Toulouse et Montpellier. La nouvelle organisation sera effective au 1er janvier 2016, en même temps que naîtra le nouveau conseil régional, réunissant les collectivités des deux régions. Si rien n’a filtré officiellement, pour l’instant, des propositions du préfet préfigurateur, Pascal Mailhos, qui a soumis au gouvernement un schéma d’organisation – lequel sera retenu, ou non -, le choix des préfigurateurs (tous toulousains) inquiète les Languedociens. « Selon nos informations, le préfet préfigurateur a proposé que les cinq directions partent à Toulouse », craint-on à l’hôtel de région du Languedoc-Roussillon. Il est loin d'être assuré que l’Agence régionale de santé échoit à Montpellier, malgré la très forte mobilisation des acteurs du secteur en LR. L’hypothèse du maintien de deux rectorats, l’un à Toulouse, l’autre à Montpellier, est régulièrement évoquée. Marc Chevallier, président de l’EPR Port Sud de France (Sète), « croit savoir (...) que la direction des affaires maritimes, des ports et du littoral restera à Montpellier ». Réponses le 31 juillet.

Tout pour Toulouse ?

 

Le président du conseil régional du Languedoc-RoussillonDamien Alary, a mené une campagne active, dans les médias, et auprès du gouvernement, pour obtenir, entre autres, pour Montpellier, les futurs sièges régionaux de la Draaf (agriculture et forêt) et de la Drac (affaires culturelles). Sentant que les vents dominants soufflaient vers Toulouse, le président du Ceser LR, Guy Giva, a exprimé le 21 juillet son souhait d'un « partage équitable du territoire » et « alerté le gouvernement et le Premier ministre »​. Certaines décisions pourraient aller dans ce sens. L’hypothèse du maintien de deux rectorats, l’un à Toulouse, l’autre à Montpellier, est de plus en plus évoquée. « Trois académies existent depuis le milieu du XIXe siècle », rappelle une source proche du dossier : « Bordeaux, Toulouse et Montpellier. De plus, leurs structures sont différentes. Ce qui justifie le maintien de deux académies ». 

 

Personnels inquiets

 

Dans un communiqué commun, la CFDT Languedoc-Roussillon et la CFDT Midi-Pyrénées (qui s’apprêtent elles aussi à fusionner) appellent en coeur « au respect des agents » et à « un projet de l’Etat plus clair ». « Personne n’explique quel est le projet politique, social ou économique de cette nouvelle région, déplore Grégory Martin, secrétaire général de la CFDT MP. On a l’impression qu’il ne s’agit que d’un projet comptable. Nous aimerions connaître les grandes stratégies de l’Etat en matière de transition énergétique, de réponse aux besoin des populations et d’augmentation des compétences des salariés dans la grande région. » Le représentant syndical ne croit pas aux promesses du préfet préfigurateur de maintenir les effectifs régionaux entre les deux régions actuelles, avec 45 % en LR et 55 % en MP. « Dans la fonction publique d’Etat, personne ne vous entendra crier (référence au slogan du film AlienNDLR). Ce qui va se passer, c’est que les gens qui ne veulent pas bouger seront placardisés, service par service. Je vous donne rendez-vous dans cinq ans pour tirer le bilan. »

Henri Frasque
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