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Languedoc-Roussillon
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Immobilier
| 13/06/2019

Les promoteurs immobiliers inquiets du manque de mises en vente

Les indicateurs du marché de l’immobilier en ce 1er trimestre 2019 montrent une contraction du marché. « En ex-Languedoc Roussillon, les mises en vente enregistrées au 1er trimestre 2019 sont en baisse de 61 % par rapport au même trimestre de l'année précédente, confirme Laurent Villaret, président de la fédération des promoteurs immobiliers Occitanie Méditerranée (FPI), ce 13 juin lors d’un point étape aux côtés de Mathieu Massot (FDI promotion) et Jean-Marc Villard (Bacotec), tous deux membres du bureau. Cette tendance s’affiche dans la plupart des métropoles, dont Montpellier (- 48 %) et Toulouse (- 42 %), alors que la demande est présente. » Concernant les agglomérations de Nîmes (- 67 %) et Sète (- 88 %), le président pose un bémol au regard des moindres volumes produits et des projets de renouvellement urbain qui sont engagés. Le recul des mises en marchés sur la communauté urbaine de Perpignan atteint - 26 %. « La suppression du zonage B2 de la loi de défiscalisation Pinel a entraîné aucune mise en vente sur les agglomérations de Narbonne et Béziers qui totalisaient 450 logements au 1er trimestre 2018 », pointe le président. La FPI s’est rapprochée de la Fnaim de l’Hérault s’interrogeant sur une éventuelle compensation du marché du neuf par le marché de l’ancien. « Sur les cinq premiers mois de l’année, le nombre des transactions dans l’ancien a baissé de 4,2 % à Montpellier ne comblant pas la baisse du neuf », commente Laurent Villaret.

Des assises des territoires
En quête de prospective, la FPI n’entend pas subir l’effet des élections municipales pour répondre à la demande de logement libre, abordable et social. Elle travaille avec les collectivités sur les plans locaux d’urbanisme, l’établissement public foncier, les aménageurs des territoires de Nîmes, Sète, Pays de l’Or, Narbonne, Béziers et la Serm/SA3M pour trouver des solutions foncières et organiser des Assises des territoires à l’horizon 2020. Elle œuvre aussi à fluidifier le montage des programmes immobiliers et faciliter les projets renouvellement urbains à partir de seuil constructible cible, d’une action en amont sur les permis de construire ou encore les recours.

Vers une hausse des prix
À l’exception de Sète (+4,2%, 3487 €/m2), Béziers (+3,2%, 2930 €) et Toulouse (+4%, 3809 €), les prix sont stables sur la métropole de Montpellier (-0,9%, 4040 €) et baissent particulièrement sur l’agglomération de Narbonne (-4,7%) passant en dessous de la barre des 3 000 €/m2 à 2 903 €/m2. « L’offre commerciale en ex-LR recule de 28 %. La tendance est identique sur la métropole de Montpellier (-27%) mais de nouvelles opérations de la Serm arrivent, explique Laurent Villaret, inquiet sur un risque de hausses des prix. Il faut que la profession soit capable de produire plus de logement à un prix correspondant aux capacités des ménages. Nous devons poursuivre une démarche d’urbanisation vertueuse prenant en compte l’évolution de la société, les problématiques d’usage, de l’environnement… »
Les volumes de ventes nettes sont en recul de 22 % en ex-LR (soit 1 129 logements vendus dont 737 à investisseurs). Seuls les territoires de Nîmes et de Perpignan enregistrent une hausse des ventes de 51 % et 69 % respectivement et affichent une augmentation des ventes à investisseurs.

Véronique Coll / coll@lalettrem.net
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