Les mises en vente de logements neuf au plus bas
Le niveau des mises en vente de logements neufs en Occitanie est « n’a jamais été aussi bas depuis 20 ans », a indiqué Simon Chapuy, directeur d’Adéquation à Montpellier, lors d’un webinaire le 17 février.
Enregistrant un recul de 20 % en 2021 par rapport à 2020 avec 3 450 logements, « l'activité est tirée par le marché secondaire -littoral biterrois, Nîmes, Sète, Narbonne, Perpignan - qui représente 55 % des mises en vente. » Dans un contexte de marché dynamique (4 440 ventes, + 26 %) mais faiblement alimenté (2 730 logements contre 4 170 en 2020), « le stock s’écroule et les prix augmentent (+ 7,2 %) », a pointé Adéquation. Les prévisions de marché pour 2022 tablent sur 4 000 à 4 500 mises en vente et 6 500 à 6 700 ventes.
Métropole de Montpellier : une redynamisation progressive
Actuellement en pénurie (- 40 % de mises en vente), le marché de la métropole de Montpellier va être progressivement redynamisé suite aux annonces lors des Assises du territoire, avec le lancement en Zac de plus de 5 600 logements en 2022. Les effets seront visibles en 2023. Le manque d’offre génère à nouveau une hausse des prix de 11 %, à laquelle se greffe un autre enjeu : « la qualité de l’offre, la typologie et le prix des logements ou encore leur situation géographique ne répond pas toujours à la demande des acquéreurs », a commenté Clémence Peyrot, de chez Adéquation.
Le temps des marchés secondaires
En revanche, le marché secondaire a pris une place prépondérante même si certains restent pénalisés par l’effet du zonage Pinel. « Les marchés du littoral biterrois, Nîmes, Sète, Narbonne, Perpignan confirment leur dynamique avec une offre et une demande qui se rencontrent », a précisé Simon Chapuy. Les mises en vente sur ces marchés secondaires recréent du stock et redonnent de l’air au marché, c’est le cas à Sète et à Narbonne par exemple, alors que les stocks diminuent à Nîmes et à Perpignan. Si le poids des investisseurs atteint entre 62 et 66 % en Occitanie est, « les investisseurs ne s’empêchent plus de regarder le marché secondaire où, avec des prix plus abordables que dans la métropole de Montpellier, ils bénéficient d’une meilleure rentabilité », a expliqué Adéquation. La hausse des prix des marchés secondaires est variable : 7 % à Nîmes et Sète, et entre 2 et 3 % à Béziers, Narbonne et Perpignan.










