Les leviers de croissance du fabricant de masques Prism
Prism (onze salariés, Frontignan) envisage de quadrupler son CA à horizon fin 2022. Comment ? En accélérant ses ventes à l'export. « Dans le privé, nous commençons à commercialiser nos produits en Belgique, mais nous avons aussi des contacts en Allemagne et même hors Europe », précise Christian Curel, dirigeant, à La Lettre M. Côté secteur public, Prism entend cibler des acteurs européens pour accroître ses volumes. Autre levier de croissance : le gain de nouvelles parts de marché auprès d'acteurs publics français. Un objectif que Prism prévoit d'atteindre grâce à un contexte réglementaire favorable depuis quelques semaines qui contraint le secteur public à privilégier les fabricants européens dans ses appels d'offres (voir encadré).
Investissements et embauches
Actuellement, Prism est par ailleurs en train de recruter une dizaine de personnes, essentiellement pour des postes en production. « Depuis la création de Prism (à l’été 2020, NDLR) nous avons déjà investi 2 M€ pour l’acquisition de machines de fabrication de masques, nous prévoyons d’injecter encore 1 M€ supplémentaire cette année pour ces machines et pour l’automatisation de la mise en boîte des masques », détaille Christian Curel. En suspens courant 2021 pour cause de manque de visibilité, le projet de diversification avec la fabrication de charlottes, blouses et sur-chaussures devrait être relancé cette année. D’autres investissements sont donc à prévoir dans cet objectif mais ne sont pas déterminés pour l’heure.
Recherche de foncier
Enfin, l'entreprise est en quête de foncier afin d'augmenter ses capacités de stockage. « Nous sommes actuellement locataires de 900 m2 environ et sommes en train d'aménager une mezzanine de 600 m2 supplémentaires car nous sommes à l'étroit, indique Christian Curel. Idéalement, nous sommes en quête d'un foncier d'environ 4 000 m2 à proximité de Frontignan ou dans le grand Montpellier pour y faire construire un bâtiment d'environ 2 500 m2, dont 2 000 dédiés à la fabrication et au stockage. » Ce projet devrait représenter une enveloppe de l'ordre de 3,5 M€.
