Les investisseurs mobilisés pour décarboner l’industrie et l’agriculture
L’entreprise héraultaise Sweep (trente personnes, siège à Montpellier), qui développe une plateforme SaaS de gestion des émissions de carbone pour aider les entreprises à les réduire, boucle un tour de table de 20 M€ (22 M$). En avril dernier, elle avait déjà finalisé une opération de 4 M€ environ (5 M$). « Cette nouvelle levée va nous permettre d’accélérer sur le développement et le déploiement de notre produit, explique Rachel Delacour, co-fondatrice, à La Lettre M. Cela passe par l’ajout de fonctionnalités et par une spécialisation de nos solutions pour les institutions financières, dont l’effet de levier en matière de réduction des émissions carbone est important. »
Frapper fort et vite
Estimant qu’il y a urgence en la matière, Sweep a en effet pour objectif de frapper fort et vite. Ainsi, sa stratégie consiste à s’adresser aux grands donneurs d’ordres et organismes financiers qui jouent le rôle de prescripteurs envers leurs prestataires, partenaires et clients. Pour ce faire, Sweep recrute des responsables de comptes, des ingénieurs développeurs, des responsables marque, design et produits… « Nous aimerions tripler nos effectifs d’ici à fin 2022 », indique Rachel Delacour. Actuellement, 50 % des clients de Sweep sont français. « Les autres sont en Europe, aux États-Unis et au Japon », détaille-t-elle. La plateforme disposant d’une version en anglais, Sweep entend se renforcer à l’international prochainement.
Doubler le chiffre d'affaires
L’éditeur héraultais d'outils d’aide à la décision agronomique ITK* lève quant à lui 10 M€. L’objectif de l’opération est double : « D’une part, accélérer la commercialisation de nos services – pour la prévision de rendement des cultures, du lait pour les élevages bovins… – en France et à l’international et, d’autre part, financer notre innovation en matière de décarbonation de l'agriculture », précise Aline Bsaibes, dirigeante, à La Lettre M. Levés auprès d'EDF Pulse Holding (fonds d’investissement du groupe EDF), de son actionnaire historique Starquest Capital, de la BNP et de la banque Dupuy de Parseval (groupe BPS), ces fonds devraient permettre à ITK de « doubler son chiffre d'affaires à horizon 2024, qui atteindrait alors 20 M€, et de le tripler d’ici à 2026 », espère la directrice générale. Une dizaine de recrutements est par ailleurs programmée courant 2022. Profils recherchés : commerciaux, data analysts, développeurs, ingénieurs agronomes…
* Une centaine de salariés, CA : 10 M€, implantations à Rennes – 35 – et à San Francisco – États-Unis –, siège à Clapiers.
