la lettre M

Aude
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Viticulture
| 27/09/2018

Les Domaines Auriol misent sur le vignoble en conversion bio

« On ne veut pas que l’Occitanie perde le marché du bio ! Avec 282 jours de vent et 240 jours de soleil par an, la région dispose du meilleur potentiel », martèle Claude Vialade, dirigeante de l’entreprise audoise de négoce en vin Domaines Auriol, le 27 septembre. Et pourtant, la filière bio est face à un problème : la demande des consommateurs est grandissante, mais « il y a un déficit de récolte depuis deux ans et le rythme de reconversion vers le bio est étale », résume Thomas Verdeil, directeur Achat vins et production. « Nous avons dû geler des ventes faute d'approvisionnement. C'est la pire des choses ! », confirme Claude Vialade. Pour répondre à la demande et relancer le rythme des reconversions en AB, les Domaines Auriol accompagnent le vigneron ou la cave coopérative via un contrat commercial sur cinq ans, qui prévoit notamment un accompagnement administratif et technique sur les deux dernières années de reconversion au bio (trois au total) et la commercialisation des vins avec le logo CAB (en conversion vers l’AB), avec un prix proche de celui du bio certifié. 110 hectares sont concernés par ce type de contrat.

Nelly Barbé / barbe@lalettrem.net

En Languedoc, la cave coopérative de Leucate (11) est un des partenaires des Domaines Auriol. Elle s’est engagée dans la reconversion de 90 hectares en bio. « Le label CAB aide les viticulteurs à amortir leurs charges qui sont plus importantes qu’en conventionnel. », explique Stéphanie Béziat, chargée de communication. Sur les 9 millions de bouteilles produites par Domaines Auriol, près de 40 % sont en Agriculture biologique issus d’une trentaine de partenariats d’approvisionnement avec des vignerons indépendants et des caves coopératives (près de 450 hectares). Dans le massif de la Clape, les vins du château Moujan, en biodynamie, sont entièrement commercialisés par les Domaines Auriol. « En indiquant que le vignoble est en reconversion, cela nous permet de valoriser nos produits auprès de nos clients, et donc aussi pour le producteur », poursuit Thomas Verdeil. Et Claude Vialade d’insister sur la traçabilité du vin vers le producteur pour rassurer le consommateur sur l’origine du produit qu’il achète.

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