Les défis de Carole Delga, réélue à la tête de la Région
« Cette confiance me donne de la force. » Le 2 juillet, Carole Delga est facilement réélue – avec 109 voix (chiffre des élus « L’Occitanie en commun ») sur 158 – comme présidente de la Région Occitanie pour six ans et neuf mois (les prochaines élections régionales auront lieu en mars 2028) lors de la première session de la nouvelle mandature au parc des expositions de Pérols. Seul concurrent, Jean-Paul Garraud a réuni les 28 élus RN et Les Républicains (21 sièges) se sont abstenus. Pour rappel, la liste « L’Occitanie en commun » avait obtenu au 2e tour des élections, le 27 juin, 57,77 % des suffrages exprimés, le Rassemblement national 24 % et Les Républicains 18,22 %. 58 % des conseillers régionaux sont de nouveaux élus. Parmi eux, Jalil Benadbillah (chef d’entreprise, ancien vice-président d’Alès Agglomération et ancien président de l’association de chefs d’entreprises Leader) a désormais en charge l’économie, l’emploi, l’innovation et la réindustrialisation. Nadia Pellefigue (vice-présidente à l’économie dans le mandat précédent) aura en charge de son côté l’enseignement supérieur, la recherche, l’Europe et les relations internationales.
« Les défis sont nombreux et la Région constitue un bon échelon pour les résoudre », souligne Carole Delga. La présidente liste « la bataille pour l’emploi, l’éducation, la santé et le transport pour tous, l’avenir de notre jeunesse, le pouvoir d’achat, la lutte contre le réchauffement climatique, la sécurité ». Elle réaffirme la volonté de relocalisation, de réindustrialisation, l’objectif de souveraineté économique.
Questionnée par La Lettre M sur le projet de création d’un fonds Région « anti-faillite » de 100 M€, la présidente, qui se présente en « capitaine », confirme sa rapide mise en œuvre, « dès juillet ».
