Les capitales et communautés French Tech labellisées en Occitanie
French Tech Méditerranée* (président : Frédéric Salles, dirigeant de Matooma à Pérols -34) et French Tech Toulouse (présidente : Sandrine Jullien-Rouquié, Ludilabel à Toulouse) font partie des 13 capitales French Tech, dévoilées le 3 avril par la mission French Tech. L'Occitanie compte trois Communautés French Tech sur les 38 nommées. French Tech Perpignan (président : Emmanuel Stern, ex-fondateur de VeryChic, dirigeant de La Villa Duflot à Perpignan), French Tech Gard (Fabien Rampérez, Appliserv à Nîmes) et French Tech Pyrénées-Adour (co-présidents : Kevin Regi, HMT à Tarbes - 65 - pour le territoire Hautes-Pyrénées Bigorre, et Bertrand Candoré, My Olympe à Nousty - 64 - pour la partie Béarn).
* French Tech Méditerranée fédère un territoire élargi couvrant le Gard, l'Hérault et le sud-Aveyron.
Particularité régionale : la French Tech gardoise fait aussi partie de Capitale French Tech Méditerranée. « Nous avons déposé un dossier communauté French Tech et contribué au dossier Capitale French Tech Méditerranée. Il s'agit de rayonner plus largement sur les territoires et de faire profiter de notre expérience des cleantech à l'ensemble des entreprises et start-up », souligne Fabien Rampérez. Ce label est attribué pour trois ans.
« L'originalité du dossier est qu'il ne s'est pas limité à la seule métropole de Montpellier », souligne Frédéric Salles, le 4 avril lors d'une conférence de presse annonçant l'obtention du label Capitale French Tech et sa présidence. La finalisation de l'association Capitale French Tech Méditerranée, qui succède à French Tech Montpellier, se fera entre avril et mai. Elle sera animée par un président, un bureau (12 entreprises) et un conseil de surveillance (25 membres réparties en trois collèges : collectivités (5), grands groupes (5) et start-up (15). « L'adhésion peut se faire sur le site et coûte 200 € par an », annonce-t-il. Financièrement, le budget de fonctionnement de l'association atteindra 300 k€ par an abondé par les adhésions, les grands groupes et les collectivités. Les actions bénéficieront de l'appui financier de l'Etat via la Mission French Tech. L'association va recruter prochainement un(e) responsable communication et réseaux sociaux. « Nous visons 200 start-up pour détecter les champions de demain, 20 grands groupes, 10 incubateurs, accélérateurs et fonds d'investissement, une dizaine de collectivités afin d'accompagner la création et le développement d'entreprises de tous horizons dans l'innovation. Il n'y a pas que le numérique ! », précise Frédéric Salles. Les actions de la French se déclinent en divers programmes : Tremplin (aide de 20 k€ à la création, 30 k€ au développement, aide au visa pour l'international...), le community funders (20 k€ pour les événements de la Capitale French Tech et entre 75 et 100 k€ pour des événements entre plusieurs Capitales French Tech), la bourse French Tech (35 k€ d'aide au démarrage de l'entreprise). « Notre ambition est de mobiliser l'écosystème en présentant des success stories, en développant le réseau des start-up au niveau national. Nous allons par ailleurs piloter l'impact des actions (emploi, levée de fonds,...), il faut que cela créé des résultats comme dans une entreprise traditionnelle », conclut Frédéric Salles. Les événements à venir : un séminaire national de la French Tech (13 mai) et BigUp4startup (23 mai).

Frédéric Salles, président de la French Tech Méditerranée entouré par le board : Choosit, Ioterop, Soledge, Numalis, Il était un fruit, AppliServ, Ela Innovation. Photo VC.
