L'emploi pour cheval de bataille
Olivier Fabregoul, vice-président de Nîmes Métropole, délégué au développement économique, passe en revue, pour La Lettre M, les dossiers prioritaires de l’Agglo en matière de développement économique. « J’ai constaté que notre organisation, avec nos antennes satellites, n’est pas toujours comprise par les entreprises. Il faut un guichet unique. Ainsi, nous allons essayer d’intégrer l’agence Openîmes au sein de Nîmes Métropole. Nous allons aussi élargir son champ d’action. Actuellement, Openîmes intervient dans deux domaines - la sécurité civile et les dispositifs médicaux - et nous prévoyons de l'ouvrir à l’agroalimentaire et au tourisme. Nous n’effaçons pas tout le travail qui a été fait, nous le poursuivons et le renforçons. »
Foncier
Si le foncier se fait rare, l’Agglomération, qui compte actuellement « quatre projets importants d’implantations exogènes et une dizaine, plus petits, de la part de sociétés déjà sur le territoire », disposera prochainement de nouvelles parcelles. « La commercialisation de la Zac Magna Porta portera sur 40 à 50 ha pouvant accueillir des entreprises. Elle se fera courant 2023/2024. » Autre projet significatif : la réhabilitation de la zone du Marché gare à l’entrée de Nîmes qui comprendra, à terme, 35 000 m2 de bureaux, autant pour l’agroalimentaire et 2 000 m2 de commerces. 20 ha sont également disponibles dans la zone Mitra et 4 ha dans l’Actiparc de Bouillargues. Sollicitée par plusieurs entreprises, Nîmes Métropole entend privilégier les projets générateurs du plus grand nombre d’emplois et limiter la part dédiée à l’activité logistique. « Notre cheval de bataille c'est l'emploi. »
Crise sanitaire
Pour accompagner les entreprises en difficulté en raison de la crise sanitaire, l’Agglo a mis en place plusieurs mesures. « Nîmes Métropole prend en charge un tiers de la cotisation foncière des entreprises (CFE) dans les secteurs de l’hôtellerie, restauration, cafés, tourisme, événementiel, sport et culture. L’État assume un autre tiers de la CFE. Reste donc à ces quelque 800 entreprises identifiées sur notre territoire, un tiers de leur CFE à payer. Cette mesure représente un effort de 600 k€ pour Nîmes Métropole. Dans le cadre du fonds de solidarité, créé par l’État et la Région Occitanie, nous traitons 1 200 demandes d’entreprises sollicitant une aide à la trésorerie non remboursable. Cela devrait représenter pour la collectivité 1,8 M€. Nous participons aussi au fonds régional L’Occal pour soutenir le tourisme, le commerce et l’artisanat, qui devrait être élargi à d’autres secteurs et prolongé. »
