la lettre M

Haute-Garonne
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Tourisme - Loisirs
| 1/02/2022

Le voyagiste Amplitudes renoue avec la croissance

La crise sanitaire a largement impacté votre secteur d’activité. Quel bilan tirez-vous de l’exercice 2021 ?

Concrètement, nous sommes passés d’un volume d’affaires de 104 M€ en 2019 à près de 50 M€ l’an dernier. Et notre effectif a également diminué, avec 120 salariés contre 165 avant la pandémie. Le télétravail et les interdictions de séjour à l’étranger émanant de notre clientèle grands comptes – qui représente en temps normal près de 40 % de l’activité – ont clairement impacté nos résultats.

Quelles sont vos perspectives pour 2022 ?

Depuis septembre dernier, nous sentons une reprise progressive du marché, notamment sur le segment du tourisme d’affaires. Une tendance qui s’est accélérée en novembre avant de reculer en fin d’année. Et depuis mi-janvier, les entreprises sont de plus en plus nombreuses à nous solliciter pour des vols long-courriers vers les États-Unis, l’Asie et l’Océanie, ce qui n’était plus le cas depuis 2019. Sur ce marché de la clientèle d'affaires, le taux de réalisation des séjours commandés atteint désormais près de 70 % des volumes enregistrés en 2019. Ce chiffre traduit un retour progressif à la normale de l’activité sur ce segment. Et la fin des limitations de déplacement liée à la sortie de la crise sanitaire devrait amplifier ce mouvement selon moi. Dans les prochaines semaines, le rattrapage de l’activité se fera essentiellement sur le segment “corporate“.

Quelle est la tendance sur les autres segments du marché ?

La clientèle loisirs et celle des groupes reviennent avec des taux de réalisation qui avoisinent actuellement 40 % en moyenne. La vague Omicron que nous connaissons depuis fin 2021 et début 2022 n’a pas entraîné d’annulations en cascade comme l’on aurait pu s’y attendre. De fait, 95 % des départs enregistrés auprès des particuliers ont été concrétisés pour les fêtes de fin d’année. J’observe également un nouveau phénomène : beaucoup de particuliers qui avaient l’habitude de voyager à l’international sans l’assistance d’un voyagiste font désormais appel à nous. Nous leur garantissons en effet le remboursement de leur séjour en cas d’annulation des vols ou de fermeture des établissements hôteliers. Une sécurité dont ils ne bénéficiaient pas forcément en réservant directement auprès des compagnies aériennes et des hébergeurs. Autre tendance lourde, le panier moyen est en forte hausse chez les particuliers et la volonté de voyager est très élevée.

Vous avez mis à profit cette période pour consolider votre organisation commerciale et administrative. Comment cela s’est-il traduit ?

En termes de moyens humains, après avoir réduit nos effectifs de près d’un quart ces derniers mois, nous programmons une vingtaine d’embauches pour faire face à la hausse programmée de l’activité. Nous avons également procédé à l’optimisation de l’ensemble de nos process et outils managériaux avec l’objectif de dégager d’importants gains de productivité. L’une de nos priorités consistait à sécuriser notre offre auprès des compagnies aériennes, des hébergeurs et de nos autres partenaires touristiques. Nous sommes aujourd’hui en ordre de marche.

Propos recueillis par David Danielzik
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