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| 22/04/2011

Le préfet du Gard veut passer de 31 à 16 EPCI

Le préfet du Gard, Hugues Bousiges, propose de réduire le nombre d’EPCI ayant leur siège dans le Gard de 31 à 16, et le nombre de syndicats intercommunaux de 226 à 172. Les principaux regroupements proposés cet après-midi à la commission départementale de coopération intercommunale, réunie à Nîmes, sont les suivants :

• Elargissement de l’Agglomération du Grand Alès
L’Agglomération du Grand Alès (36 communes, 97 805 h.) intégrerait les communautés de communes Autour d’Anduze (8 communes, 10 000 h.), de la CC de la région de Vézénobres (16 communes, 7 300 h.) et de la CC du Mont-Bouquet (6 communes, 1 622 h.), pour former un ensemble de 66 communes et 116 700 h.
• Naissance d’une communauté d’agglomération à Bagnols-sur-Céze
Le préfet propose de regrouper les communauté de communes Rhône-Céze-Languedoc (Bagnols), Garrigues actives, Céze Sud, Valcézard et Val-de-Tave, auxquelles s’ajouterait la commune d’Issirac, qui quitterait la CC des Grands sites des Gorges de l’Ardèche. Cet ensemble rassemblerait 40 communes et 65 533 habitants, et deviendrait la troisième communauté d’agglomération ayant son siège dans le Gard. En revanche, le préfet du Gard entérine les propositions de son homologue du Vaucluse : la CC de la Côte du Rhône gardoise et les communes isolées de Tavel, Pujaut et Sauveterre rejoindraient une grande agglo Avignon-Orange, basée dans le Vaucluse.
• Une grande intercommunalité Uzès-Pont du Gard-Lussan
Entre la future agglo de Bagnols, et celle de Nîmes (dont les frontières ne bougeraient pas), le préfet propose la naissance d’une grande intercommunalité de 48 communes et 49 612 habitants rassemblant la CC du Pont du Gard, la CC de l’Uzège, la CC du Grand Lussan et sept commnes isolées au nord de l’Agglo de Nîmes : Bourdic, Garrigue Sainte-Eulalie, Aubussargues, Baron, Saint-Drézéry, Collorgues, Foissac. « Le maire d’Uzès souhaitait rejoindre Nîmes-Métropole, et le Grand Lussan l’agglomération de Bagnols », a reconnu le représentant de l’Etat. Il a justifié son choix en rappelant que ce découpage correspondait à ceux du Scot et du Pays.
• Nouvelle intercommunalité en Camargue
Les CC Petite Camargue (Vauvert) et Terre de Camargue (Le Grau-du-Roi) fusionneraient, rassemblant 8 communes et 43 629 h. « Les maires de La Grande Motte et Le Grau-du-Roi souhaitaient rapprocher leurs communes », rappelle le préfet. Mais leur message n’aurait pas été assez ferme. Le préfet souhaitait aller plus loin, en fusionnant ces deux intercommunalités avec les CC Rhôny-Vistre-Vidourle et Pays de Sommières. Pour l’instant, celles-ci gardent leur périmètre.
• Lédignan rejoint Sauve et Saint-Hippolyte-du-Fort
Le préfet propose de marier trois intercommunalités à l’ouest du département : Autour de Lédignan, Coutach-Vidourle et Cévennes Garrigues. L’ensemble rassemblerait 41 communes et 21 767 h.
• Fusion d’Aigoual et Vallée borgne
Ces deux EPCI fussioneraient dans un ensemble de 14 communes et 4 272 h. « Nous aurions pu être plus ambitieux et les rassembler avec le Pays Viganais », reconnaît le préfet. Il en a été dissuadé par « une vive résistance des élus ».
• Fusion de Céze Cévennes et Cévennes actives
Au nord du département, des deux communauté de communes, auxquelles s’ajouterait la commune isolée de Barjac, et celle de Molières/Cèze (qui quiterrait Vivre en Cévennes) formeraient une nouvelle intercommunalité de 22 communes et 19 028 habitants.
• Les intercommunalités qui ne bougent pas, ou à la marge :
Pays-de-Sommières (qui gagne Cannes-et-Clairan, qui quitterait Coutach-Vidourle), Vivre en Cévennes (qui perd Molières/Cèze), Hautes Cévennes (qui gagne Vialas), Pays Viganais, Pays Grand’Combien, Rhôny-Vistre-Vidourle, Beaucaire terres d’Argence, Leins Gardonnenque, et Nîmes-Métropole.
« Si Lens Gardonnenque avait fait mouvement vers Nîmes-Métropole, nous aurions réussi à faire se toucher les agglomérations de Nîmes et Alès », regrette le préfet, pour qui « l’avenir est là ». Il a rappelé la constitution, par les deux agglomérations, d’un pôle métropolitain. « Il y aura inévitablement un jour contact entre ces deux agglomérations », a ajouté Hugues Bousiges.
Les propositions du préfet vont être transmises aux communes, EPCI et syndicats intercommunaux concernés, qui ont trois mois pour se prononcer. La CDCI du Gard aura ensuite quatre mois pour étudier la carte intercommunale, et approuver, ou rejeter, à une majorité des deux tiers, le schéma proposé par le préfet. Le schéma définitif sera arrêté d’ici à la fin de l’année. Puis les fusions et regroupements proposés seront à nouveau soumis aux communes et intercommunalités. La carte définitive de la nouvelle intercommunalité devrait être arrêtée d’ici à la mi-2013.
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