Le port de Sète recherche des logisticiens pour son nouveau foncier
Une bouteille à la mer, sur LinkedIn : « Port Sud de France propose de nouvelles surfaces foncières pour un total d’environ 17 ha (terrain et entrepôts) récupérées récemment, dont la moitié est commercialisable à court terme. » Du foncier que la Région a récupéré « au prix du marché » puis rétrocédé au port de Sète « pour une commercialisation à des logisticiens », commente Arnaud Rieutort, le responsable commercial du port à contacter. Il ne s'agit pas de vente mais d'une convention d'occupation, de deux à trente ans environ, car ce foncier reste dans le domaine public. Quatre lots, pouvant aller jusqu'à 67 000 m2, sont concernés. Particularité, l'un des lots est destiné à faire de l’accueil des chauffeurs routiers (parking, sanitaires, restaurant, le tout végétalisé). « Pour un port, disposer de nouveaux espaces pour développer l’activité est aussi important que d’avoir des quais », ajoute Olivier Carmès, le directeur du port.
En se positionnant comme « porte d'entrée en Méditerranée », poursuit Arnaud Rieutort, le port de commerce, repris en 2007 par la Région, espère attirer des acteurs internationaux, appâtés par ces zones logistiques proches de l'eau. Si des travaux sont à prévoir, les capacités d'entreposage, avec bureaux à proximité, constituent leur point fort. « La pression foncière est forte, le port étant collé à la ville, entre Frontignan et Sète », rappelle-t-il. D'autres atouts ? « Des surfaces sont raccordées au ferroviaire. En train, vous mettez douze heures pour aller à Paris. Par bateau, il faut plus de trois jours en passant par Anvers ou Rotterdam. Par ailleurs, certaines surfaces peuvent accueillir les douanes car elles sont dans le périmètre portuaire », explique-t-il. Sans oublier qu’une deuxième plateforme ferroviaire est en cours de construction (près de 10 M€ d’investissement avec la Région), livrée en juin 2021, « ce qui fera monter la cadence de un à trois trains par jour », signale Olivier Carmès.
Le port de Sète, dont le CA de 21,5 M€ en 2019 a augmenté de 50 % en six ans, compte une dizaine de logisticiens. Certains d'entre eux ont déjà manifesté leur intérêt pour ce foncier. Les premiers occupants sont attendus « d'ici à fin 2020, début 2021 », annonce-t-il.
