Le Medef Occitanie défend le rebond pour toutes les filières
« Nous travaillons particulièrement avec Carole Delga et Étienne Guyot sur des sujets court terme de rebond. Je les ai alertés sur les problématiques que nous avons et sur lesquelles il faut se préparer », indique Sophie Garcia, présidente du Medef Occitanie, qui tient à ce que l'organisation patronale anticipe au mieux la reprise de l'activité qu'elle espère prochaine.
Parmi les « problématiques » potentielles, les suites du PGE, et ce que Sophie Garcia appelle « la déperfusion ». Certes, le « quoi qu’il en coûte » promis par le gouvernement ne va pas s’arrêter du jour au lendemain, cependant la présidente estime que les entreprises « ne peuvent pas continuer à travailler sous perfusion. Il faut savoir travailler avec (la Covid, NDLR) et donc trouver les bons protocoles », adaptés aux caractéristiques locales, pour relancer l’activité.
Le Medef Occitanie est actuellement en lien avec Pôle emploi pour anticiper la reprise d'activité des établissements fermés administrativement, notamment dans le secteur des CHR (cafés, hôtels, restaurants). « On n’a pas encore de date de réouverture, mais il faut être prêt, affirme Sophie Garcia. Si un restaurateur n’a ni serveur ni cuisinier, il ne peut pas rouvrir ! On est en train de voir avec Pôle emploi et avec l’Umih (Union des métiers et des industries hôtelières) quels vont être les besoins. Car les questions de recrutement peuvent constituer un frein au rebond ».
Vigilance sur les secteurs oubliés ou « qui ont l'air d'aller bien »
Autre inquiétude importante pour le Medef : la situation de certaines entreprises qui « ne sont pas dans les spectres des plans de relance » selon Sophie Garcia, qui cite notamment les entreprises de services de propreté ou de sécurité. Des entreprises que le Medef Occitanie travaille à identifier, avec la Région. Pour Frédéric Carré, nouveau membre du bureau du Medef, chargé de la commission croissance et territoires et président de la FFB (Fédération française du bâtiment) Occitanie, il faut en effet être vigilant sur les secteurs « qui ont l’air d’aller bien ». « On aide les secteurs qui sont dans le dur, comme l’aéronautique, et c'est très bien », remarque-t-il. Mais d’autres filières pourraient se retrouver en difficulté, notamment le BTP estime-t-il. Il craint le « trou d’air » que pourrait subir ce secteur. « Il y a de nombreux marchés qui ne sont pas lancés à cause du climat anxiogène dû au Covid ». À cela s’ajoutent les futures échéances électorales, qui favorisent un état de latence. « On est actuellement sur une fin de carnet de commandes qui ne se sont pas réalisées l’année dernière. Aujourd’hui, on a du travail, mais à ce rythme, demain on n’en aura pas ! », alerte-t-il, craignant une fin d’année 2021 compliquée.
