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Pyrénées-Orientales
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Viticulture
| 19/11/2012

Le Domaine Lafage investit et s’ouvre à l’oenotourisme

Le Domaine Lafage s’étend en Roussillon sur près de 180 ha répartis principalement entre le mas Miraflors (100 ha, Perpignan), Le Château Saint-Roch (40 ha, Maury) et Le Vignon (40 ha, Tordère) et produit quelques 7 700 hl par an (22 permanents). « Aujourd’hui, nous venons d’investir dans trois machines dont un dépalettiseur, une machine automatique dédiée aux bouchon verre vinoloc pour nos rosés et notre Muscat de Noël 2012 (cf photo). Ces équipements complètent notre chaîne d’embouteillage d’une capacité de 100 000 bouteilles » indique Jean-Marc Lafage, le dirigeant du domaine et œnologue-conseil, à l’occasion de la présentation de ses nouvelles machines en test, ce 15 novembre. Au total le domaine aura investi près de 400 000 € dans sa chaîne d’embouteillage pour répondre à son objectif de 1,5 millions de bouteilles, contre 900 000 actuellement.
3,5 M€ investis
Ancré dans son terroir, les ambitions du dirigeant du domaine, qui connaît une croissance annuelle de 10 % par an, vont plus loin. « Nous prévoyons d’investir 3,5 M€. C’est l’équivalent d’un an de chiffre d’affaires. La Région L.-R. et l’Europe nous soutiennent à hauteur de 20 à 40 % selon le projet, indique-t-il. Nous démarrons les travaux d’un bâtiment de stockage et d’embouteillage de 1 200 m2 et travaillons sur un projet oenotouristique et le développement de notre outil de vinification dont le permis est en cours d’instruction », poursuit-il. La capacité de stockage atteindra alors 500 000 bouteilles. Ce nouveau bâtiment qui jouxtera l’actuel (500 m2) permettra d’avoir une chaine d’embouteillage complète jusqu’à l’intégration de gaz inerte pour que « la qualité du vin en sortie de cuve soit conservée dans la bouteille. » L’objectif visé par le producteur est aussi de réaliser sur un site unique 100 % de la vinification (10 000 hl, 1500 m2). « 70% de notre production est exportée vers 23 pays : USA, Europe du Nord, Japon, Chine. Il faut être opérationnel pour répondre à la demande » explique-t-il. Mais, le dirigeant n’entend pas pour autant perdre de vue ses terres et veut asseoir son développement au sein des CHR en France, il a recruté un commercial pour développer ce segment commercial.
Un site de dégustation, un restaurant

« Notre projet oenotouristique prévu pour 2013 participe à cette envie de partager notre terroir auprès des locaux et des touristes de passage. Il s’agit de créer un outil ludique et pédagogique de 300 m2 pour rendre accessible au public l’activité vinicole dans sa globalité et offrir des espaces dédiés à la dégustation, aux produits locaux », explique le dirigeant, qui envisage aussi l’implantation sur le Domaine de Miraflors d’un restaurant (100 couverts/jours estimés). Une démarche qui s’appuie sur un capital patrimonial conséquent puisqu’au-delà des vignes, le domaine du XVe siècle bénéficie d’une architecture préservée et d’un site archéologique « Vilarnau » à proximité. « Nous avons recruté une personne compétente dans le domaine oenotouristique en charge de tisser des relations avec les agences de voyage de la place, mais aussi les institutions Région, Département, Agglomération pour développer les flux de visites. Des négociations sont en cours avec deux restaurateurs locaux qui viendront par leur savoir-faire mettre en lumière nos vins. » Le secteur oenotourisme pourrait créer trois à quatre emplois, sans compter les emplois qui seront créés par le restaurant. Le dirigeant mise sur sa proximité géographique des principales zones économiques du département pour générer une fréquentation d’affaires.

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