la lettre M

Région Occitanie
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Transports - Logistique
| 5/10/2021

Le déploiement du ferroviaire en Occitanie en bonne voie

Les projets ferroviaires en Occitanie figureraient-ils sur la liste des priorités de la SNCF ? Le déplacement le 29 septembre à Montpellier du grand patron Jean-Pierre Farandou, pour notamment y rencontrer la présidente de Région, le laisse espérer. Au programme de cette visite : la signature du protocole d’accord-cadre Région Occitanie/SNCF Réseau sur les lignes de desserte fine du territoire.

Autorité organisatrice des transports, la Région entend développer les trains du quotidien avec un objectif de 100 000 voyageurs par jour à horizon 2030, contre 67 000 actuellement. Pour y arriver, la présidente Carole Delga compte sur la régénération des petites lignes pour renforcer l’offre et les pôles d’échanges multimodaux. Elle veut aussi se saisir de l’opportunité des futures LGV, qui « permettront de décupler les dessertes de nos trains régionaux pour mettre en place de véritables RER toulousains et sur le littoral », tout en « délestant nos autoroutes ».

Trains du quotidien

À Montpellier, ces trains du quotidien sont aussi vus comme un maillon clé des déplacements à l’échelle de l’aire urbaine par la Métropole qui noue un partenariat direct avec la SNCF. Une première nationale. « En optimisant l’usage du réseau, les mobilités au plus près des besoins de la métropole, nous créons les conditions d’un report de la voiture vers le train », abonde le président de la SNCF. Celui-ci officialise également la création de l’Agence Plan Rail en Occitanie (70 personnes), dans la continuité du Plan Rail de la Région (800 M€) , dont le but est de renouveler des petites lignes. Des chantiers ont déjà été engagés par la Région : ligne Rive droite du Rhône (ouverture : juin 2022, 12,8 M€), Montréjeau-Luchon, qui sera la ligne test du train à hydrogène (2e semestre 2023, 67 M€) ou encore Alès-Bessèges (2025-2026, 66 M€).

LGV et fret

À côté des petites lignes, les LGV. Les montages financiers de Bordeaux-Toulouse (10,3 Md€ dont 4,1 Md€ de l’État) et Montpellier-Béziers (2,5 Md€) pour la ligne Montpellier-Perpignan (LNMP) se précisent. La présidente de l’institution régionale, qui intervient à hauteur de 41 % sur la part des collectivités (1,2 Md€ pour Bordeaux-Toulouse, 403,6 M€ pour Montpellier-Béziers), y voit l’opportunité de « rééquilibrer le développement économique en assurant la liaison entre la Méditerranée et l’Atlantique, l’Italie et la Péninsule Ibérique ». La future ligne Bordeaux-Toulouse « sera réalisée sous maîtrise d’ouvrage directe de la SNCF ou par une société de projet », confirme l’élue.

Tandis que la ligne de fret du train des primeurs Perpignan-Rungis est relancée, Jean-Luc Gibelin, vice-président de la Région, veut « accélérer le transport de marchandises par rail », signalant que « zéro gramme de produits bio livrés en Île-de-France arrive par le train ! ». Sur le fret, une inquiétude pourtant : le projet initial de la LNMP ne prévoit pas de mixité voyageurs-fret entre Béziers et Perpignan. « Rien n’est encore arrêté », selon Carole Delga, qui défend la mixité totale sur cette ligne.

Véronique Coll / coll@lalettrem.net

 

 

 

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