la lettre M

Haute-Garonne
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Aéronautique et spatial / Industrie
| 26/06/2018

Le Critt Mécanique & Composites pourrait se doter d'une plateforme robotique

À l’occasion du 30e anniversaire du Critt* Mécanique & Composites de Toulouse (Université Toulouse III – Paul Sabatier, effectif : 7), Guillaume Cohen, directeur, évoque la possible création d’une « plateforme interdisciplinaire robotique ». Une réflexion est menée actuellement afin de se doter de « systèmes robotiques et de cobots (robots collaboratifs, NDLR), de façon à élargir notre positionnement ». Spécialisé dans les matériaux, et en particulier dans les composites hautes performances, le Critt accompagne l’innovation des industriels régionaux, principalement dans le secteur aéronautique et spatial. « Au total, depuis 1988, nous avons mené plus de 1 000 missions », précise Guillaume Cohen, qui vise 480 k€ de CA pour cette année.
*Centre régional d’innovation et de transfert de technologie

Alexandre Léoty / leoty@lalettrem.net

Après quelques années sans projet collaboratif à accompagner, la structure planche actuellement sur trois projets (pour la période 2018-2021), co-financés par des fonds Feder. Le projet « DualHiRel » (budget : 800 k€), mené par la société Microtec (31), vise à démontrer la faisabilité d’une chaîne automatique duale pour la pose de composants. Le projet « CRO2 » (budget : 450 k€), chapeauté par la société Opt’Alm (31), cible le développement d'un process industriel permettant d’augmenter le nombre de réparations de pièces avion, en se basant sur l’emploi de la fabrication additive. Enfin, le projet « Icore 2.0 » (budget : 600 k€), piloté par EquipAero (32) Industrie et Nobrak (82), doit permettre de développer de nouveaux matériaux (résines thermoplastiques) et procédés (placement de fibres communicantes) destinés au marché de l’intérieur cabine des avions. Le Critt Mécanique & Composites travaille principalement pour le compte de PME sous-traitantes des grands donneurs d’ordres. « Notre positionnement nous permet de ne pas être impactés par la baisse d’activité dans l’ingénierie, liée à l’absence de nouveaux programmes dans l’aéronautique, explique Guillaume Cohen. Nous sommes en effet clairement tournés vers l’innovation incrémentale (palier par palier, à opposer à l’innovation de rupture, NDLR). »

 

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