Le CFA de Mende prêt à réinventer son modèle
Le CFA Henry Giral, basé à Mende, est l’un des plus petits de France, avec 300 apprentis, 37 permanents, un budget annuel de 2 M€ et six sections d’enseignement. L’établissement ne s’estime pour autant « pas en danger », malgré la réforme en cours, selon Florence Vignal, présidente de la Chambre de métiers et de l’artisanat de la Lozère, organisme gestionnaire du CFA. « Cette réforme a du bon. Nous allons par exemple pouvoir répondre à des appels d’offres pour optimiser les coûts de formation, en mélangeant des jeunes et des moins jeunes dans une même classe », explique-t-elle. Ce CFA rural réfléchit également à des diversifications, en mettant à l’étude la mise en place d’une section sport-études. « L’idée est de faire venir davantage de jeunes. 57 offres d’apprentissage sont non pourvues dans le département, dans les métiers du bâtiment et de l’hôtellerie-restauration notamment. » Pour lever les freins - mobilité et logement -, l’organisme consulaire s’est rapproché de plusieurs communes pour identifier les logements vacants. Pour répondre concrètement aux inquiétudes, « légitimes », du personnel, Florence Vignal compte se battre sur les critères d’attribution du fonds de péréquation national (250 M€). « Il doit être inversement proportionnel, cibler l’hyper-ruralité, avec des seuils établis à la section et non pas au contrat. Il faudra éviter le saupoudrage. »
