Le bâtiment cherche à satisfaire ses besoins en main d'œuvre auprès de Pôle emploi
« Nous sommes convaincus que des candidats positionnés sur des secteurs en difficulté – l’industrie ou l’hôtellerie par exemple - pourraient rejoindre nos entreprises, dès lors qu’ils ont les pré-requis comportementaux et les aptitudes manuelles et qu'une formation est mise en place », estime Thierry Ducros, président de la fédération du bâtiment de l’Hérault. Ce dernier vient de signer, tout comme la Capeb, une convention avec Pôle emploi Hérault afin de répondre aux difficultés de recrutement du secteur. « Il s'agit d'une déclinaison territoriale d’une convention qui a été signée au niveau régional », explique Joseph Sanfilippo, directeur territorial de Pôle Emploi.
Cette convention s’articule autour de quatre axes : qualifier le fichier des demandeurs d’emploi pour identifier les candidats disponibles qui ont un projet dans le bâtiment ; favoriser les relations entre les conseillers de Pôle emploi et les recruteurs lors du dépôt des offres d’emplois ; le sourcing des candidats et la promotion des métiers. « Il se peut que la crise sanitaire ait rebattu les cartes du marché du travail, confirme Joseph Sanfilippo avant d’ajouter que « le secteur du bâtiment représente 1 500 offres d’emploi sur les 10 000 offres que nous recensons sur le département ».
Des craintes pour 2021
Le secteur du bâtiment a des besoins récurrents de main d’œuvre et a réussi à maintenir un bon niveau d’activité en 2020 en s’adaptant au contexte sanitaire. Toutefois, Thierry Ducros s’inquiète du niveau d’activité qui est en recul de 4 % au 4e trimestre 2020. « Après un sondage des entreprises, les carnets de commandes affichent une visibilité de quatre mois début 2021 contre 8,5 mois fin 2019. Il faut que les donneurs d’ordre relancent vite la machine auquel cas nous envisageons une baisse des effectifs de 19 % fin 2021 », conclut Thierry Ducros.
