L’Agence régionale d’investissements stratégiques se précise
Rôle. L’Aris aura pour mission d’investir dans des entreprises régionales industrielles jugées stratégiques. Elle sera en capacité d’investir en capital, en portage foncier ou immobilier, ou encore en ingénierie financière. Elle devra cependant rester actionnaire minoritaire. « Le montant total des investissements envisagés tourne autour de 93 M€, avec des tickets moyens avoisinant 1,7 M€ », précise Nadia Pellefigue, vice-présidente de la Région Occitanie, chargée du développement économique.
Objectif. La Région espère favoriser la relocalisation d’activités industrielles dans cinq secteurs prioritaires : l’alimentation/agroalimentaire ; les énergies renouvelables dans le cadre de leur contribution à la transition énergétique ; la mobilité, logistique et les transports ; le numérique ; la santé. Sur cette dernière thématique, l’actionnariat de la Région déjà engagé dans la SAS Occitanie Protect (production de masques) préfigure le rôle futur l’Aris.
Bénéficiaires. Une dizaine de projets à financer en 2021 ont été identifiés dans les domaines des batteries recyclées, du stockage de l’énergie éolienne, ou encore des transports intelligents. Le seul projet rendu public concerne le dossier Cameron, à Béziers, qui consiste en une diversification dans les énergies renouvelables (hydrogène vert) en lien avec le CEA. De nouveaux projets sont à l’étude pour 2022.
Durée de vie. Bien qu’elle apparaisse comme une réponse à la crise sanitaire, avec le but de maintenir l’emploi et les compétences dans la Région, l’Aris est appelée à demeurer dans le temps. « Elle devra assurer une souveraineté régionale industrielle qui doit perdurer bien au-delà de la crise que nous traversons », conclut Nadia Pellefigue.
