L'aéroport de Montpellier tend la main à Nîmes et Béziers
S'il « ne veut pas tuer les aéroports de Béziers et Nîmes, contrairement à ce qu'ont pu écrire les médias (sic) », Emmanuel Brehmer, président du directoire d'Aéroport Montpellier Méditerranée, rappelle, le 20/6 lors d'un dîner-débat du Cobaty, la volatilité des compagnies aériennes, Ryanair en tête (déplacement récent de la base de Gerone vers Barcelone). Celles-ci peuvent se délocaliser à Toulouse ou Marseille, si le ciel languedocien n'est pas davantage lisible, entre Béziers, Montpellier et Nîmes. « Il faut que l'on discute avec Nîmes et Béziers, au risque que Ryanair délocalise tout à Marseille. Et pour le coup, la fréquentation touristique du Pont-du-Gard ou du Cap-d'Agde s'en ressentira. Les Biterrois ou les Nîmois ne prennent pas l'avion à Béziers ou Nîmes. Il n'y a que des flux arrivants. On veut bien rebaptiser l'aéroport de Montpellier, et même modifier la composition du conseil d'administration ». Pour lui, trouver une solution avec Nîmes, qui présente trois lignes concurrentes avec Montpellier, « est le plus urgent ».
