La restauration collective mise sur le local et le bio
Une centaine d’exposants de l’agroalimentaire régional sont réunis le 3 octobre dans le cadre du Showroom RHD (restauration hors domicile), organisé par l’agence de développement économique Ad’Occ à Labège (31). L’occasion de constater l’évolution de la RHD, qui représente 55,6 Md€* en France en 2017, et le 3e débouché pour les entreprises agroalimentaires régionales après les GMS (grandes et moyennes surfaces) et l’export. « Nous devons être capables d’augmenter la part des produits régionaux dans la RHD », insiste Jean-Louis Cazaubon, vice-président en charge de l’agroalimentaire chez Ad’Occ. Les acheteurs se tournent aujourd’hui vers les produits locaux et bio. La Région Occitanie a d’ailleurs fixé un objectif de 40 % de produits locaux dont 20 % de bio dans les lycées. Dans le secteur privé de la restauration collective, « le changement est lié à la loi Alimentation, qui souhaite 20 % de bio d’ici à 2020 », assure Marianne Prigent, commerciale chez BIofinesse, filiale bio du groupe Pomona. Enfin, l’ouverture des marchés du secteur permet au monde agricole de répondre plus facilement aux appels d’offres. « Avant, les lots étaient trop gros mais la restauration collective se réorganise », note Chantal Passat, responsable du département agroalimentaire au sein d'Ad’Occ.
* Étude NPD Group.
