La Région L.-R. vote 57,3 M€ d’investissements

Réunis le vendredi 27 mai en séance plénière, les élus de la Région L.-R. ont voté 57,3 M€ d’investissements, sous l’œil de Stéphane Gozlan, directeur de cabinet imminent (il entre en fonction le 6 juin) de Christian Bourquin, venu se glisser dans la tribune réservée au public.
22,6 M€ sont investis dans la mise en place du programme régional qualifiant. Ce programme répond à un double objectif : permettre aux demandeurs d’emploi d’acquérir un diplôme ou une qualification ; aider les entreprises à trouver localement les compétences nécessaires à leur développement. 9,1 M€ sont par ailleurs votés pour la 2e tranche du pôle TIC : 2 000 m2 prévus dans le cadre de l’opération Campus. Les travaux du nouveau bâtiment doivent démarrer mi-2012 pour une livraison début 2014.
La signature d’un nouveau contrat de filière, Agir pour le bio, est prévue à la rentrée prochaine. « Le L.-R. connaît un fort développement de son agriculture biologique, a déclaré Christian Bourquin. En 2010, la région a ainsi enregistré le plus fort taux de conversion en France (+ 27 % de surface) et elle se positionne désormais au 2e rang national, derrière Midi-Pyrénées. Le seuil de 2 000 exploitations en agriculture biologique, soit un agriculteur sur dix, a été atteint. »
La sécheresse met les éleveurs au sol
Côté tourisme, la Région L.-R. s’engage à aider le thermalisme à hauteur de 20 M€. Le secteur représente, en L.-R., un CA de 96 M€, pour 11 300 emplois directs et indirects, 13 stations thermales et 84 000 curistes accueillis chaque année.
Une motion sur la sécheresse dans les zones d’élevage a par ailleurs été votée. Les cumuls de précipitation enregistrés en mars et avril sont déficitaires sur l’ensemble de la région, particulièrement en Lozère avec des cumuls intérieurs de 25 % à la normale, ont observé les élus, alors que le salon Hydrogaïa ferme ses portes ce vendredi. D’après eux, les annonces de Bruno Le Maire, ministre de l’Agriculture, sont insuffisantes. « La situation météorologique actuelle ne s’est pas présentée dans tout le siècle passé, a déclaré Yves Piétrasanta, vice-président de la Région L.-R. et président de Génération Ecologie. Les températures moyennes sont supérieures de trois à six degrés, ce qui ajoute, aux non-précipitations, un phénomène d’évaporation. Les éleveurs sont dans une situation catastrophique. Ils demandent une solidarité. »










