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Languedoc-Roussillon
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Institutions
| 8/06/2012

La Région a investi 419 M€ en 2011

La Région Languedoc-Roussillon a investi 419 M€ en 2011, selon le compte administratif présenté ce matin au conseil régional. « Ces investissements représentent un effet levier de 1,2 milliards d’euros », a affirmé le président de la collectivité, Christian Bourquin, qui assure que la Région « tient le cap » et « l’a même accéléré » : « La part de l’investissement dans notre budget 2012 s’élève à 43 %, contre 41 % en 2011. Tandis que l’Etat n’en est qu’à 3 %. L’investissement a été et reste notre priorité essentielle ». Il estime également que la Région Languedoc-Roussillon « est l’une des régions les mieux gérées de France », avec un taux d’exécution de 95 % en 2011. « C’est un taux historique, jamais atteint. Avant 2004 (date de la victoire de Georges Frêche aux élections régionales, NDLR), ce taux n’était, au mieux, que de 57 % ». Le budget total de la Région s’est élevé à 1,087 Md€ en dépenses, 1,078 Md€ en recettes. L’exercice 2011 a été marqué par « la disparition de la fiscalité directe ». Selon Didier Codorniou, vice-président en charge des finances, la Région se caractérise par un « autofinancement élevé » (48 % des recettes) et par un « endettement maîtrisé », avec un encours de la dette qui s’élevait à 689 M€ au 31 décembre 2011. Selon la collectivité, les mesures prises par le gouvernement sortant ont « privé la Région de 263 M€ de capacité d’autofinancement entre 2007 et 2011 », la conduisant « à emprunter 263 M€ pour financer ses investissements sur cette période ».

« Contre-vérités »
Pour l’opposion, le centriste Jean-Jacques Pons a constaté « une baisse significative des recettes relevant de l’initiative régionale, qui sont passées de 440 M€ en 2010 à 349 M€ en 2011 », et déploré « une frilosité » de la collectivité « en matière d’emprunt ». Pour sa part, le chef de file du groupe UMP, Stéphan Rossignol, a dénoncé les « contre-vérités » proférées, selon lui, par Christian Bourquin, affirmant pour sa part que « le montant des dotations budgétaires de l’Etat a progressé de 1,5 M€ ». « La fiscalité directe a disparu ? Qu’à cela ne tienne, vous avez mis le paquet sur la fiscalité indirecte, qui a bondi de 106 à 148 M€ ». « En un mandat et demi, vous avez doublé les impôts et triplé la dette qui pèsera demain sur nos enfants ».
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