La plateforme collaborative Tamplo séduit de grands comptes
Commercialisée depuis 2018, la plateforme collaborative de gestion de réunions Tamplo prend de l’ampleur. De grands comptes ont fait appel à la start-up (neuf salariés, CA : n.c., siège à Toulouse, bureaux à Blagnac), notamment Thales ou la RATP et l’entreprise s’apprête à équiper le conseil départemental de Haute-Garonne ou encore Enedis. « Nous sommes sur un marché en pleine explosion, et la crise sanitaire vient accélérer davantage la transformation digitale du travail, affirme Sébastien Dugué, PDG de l’entreprise. C’est un marché par nature dominé par les Américains, notamment avec Trello, mais nous avons réussi à gagner de gros contrats face à ces géants ».
Tamplo a par ailleurs conclu fin 2020 un partenariat avec Microsoft, qui devrait aboutir à une meilleure intégration de la plateforme sur le pack Teams, et « plus tard, à un programme de co-selling qui amènera notre outil à être mis en avant par Microsoft », se félicite le fondateur de l'entreprise.
100 000 utilisateurs d'ici à trois ans
À son lancement, Tamplo ne comptait que cinq entreprises clientes ; elle en revendique plus d'une centaine aujourd’hui, basées en France avant tout. « Nous avions prévu de travailler sur l’export en 2020, mais la crise sanitaire a ralenti nos projets. Nous avons déjà quelques clients en Inde (où Tamplo dispose d’une filiale, NDLR), au Mexique ou au Royaume-Uni. Nous souhaitons désormais nous développer en Espagne », précise le PDG.
Au-delà de la recherche de nouveaux clients, Tamplo veut également capitaliser sur ses clients actuels. Car l’offre de service consiste en un abonnement, non pas par entreprise, mais par compte (c’est-à-dire par salarié disposant de droits d’accès à la plateforme). « En moyenne, il faut compter 60 € d’abonnement pour une personne. Mais le tarif dépend du nombre d’abonnés dans une seule entreprise », indique Sébastien Dugué.
Tamplo, qui va installer une antenne commerciale à Paris (La Défense) devrait finaliser une levée de fonds, dont le montant est encore confidentiel, d’ici à la fin de ce semestre. L’entreprise espère compter 100 000 utilisateurs payants d’ici à trois ans, « soit un ARR ou revenu récurent annuel de 6 M€ », précise le fondateur qui prévoit de passer de 9 à 15 salariés en 2021, de doubler cet effectif en 2022 et de compter finalement 50 personnes en 2024.
