La peinture biosourcée Colibri poursuit son envol
Lancée en 2018, Colibri, la société toulousaine qui commercialise « la seule peinture biosourcée et dépolluante 100 % française », vient de clôturer une levée de 600 k€ après en avoir réalisée une de 200 k€ en 2019. L’entreprise a enregistré un chiffre d’affaires d’« un peu moins de 100 k€ en 2019 et devrait clore l’exercice 2020 à plus de 500 k€ de CA », indique à La Lettre M le fondateur de l’entreprise, Cédric Laurent. « Le confinement a été une période assez faste, témoigne-t-il. D’un mois sur l’autre, nous avons multiplié notre chiffre d’affaires par dix ! » Colibri, qui commercialise sa peinture d’intérieur en BtoC sur internet, est désormais de plus en plus sollicité par les architectes et décorateurs d’intérieur. Elle écoule environ 12 000 litres de peinture par mois soit dix fois plus qu'en 2019.
Une unité de production en projet
Forte de ces résultats, l’entreprise poursuit son développement. Actuellement, la peinture est fabriquée par un industriel français partenaire mais Colibri prévoit la construction prochaine d’une unité de production en Occitanie, avec le soutien de l’agence régionale Ad’Occ, de BPIfrance et de la BNP. « Lorsque l’unité de production sera prête, on embauchera », indique Cédric Laurent, pour le moment seul dans l’entreprise. « Je travaille avec neuf indépendants, car ce système est plus agile pour une jeune entreprise, mais j’envisage déjà de recruter plusieurs personnes pour la préparation des commandes, le community management et le développement ».
Nouveaux produits et développement à l'international
L’entreprise vient de s’installer dans un local à L’Union (31) où sont préparées les commandes passées sur le site internet de l’entreprise. « Nous allons ouvrir ce local au public pour s’en servir comme vitrine, cela constituera nos premiers pas dans le retail », explique Cédric Laurent qui dit vouloir « tester des choses ». L'entrepreneur ne souhaite cependant pas rejoindre les circuits de grande distribution (enseignes de bricolage). « Nous sommes un produit premium qui ne correspond pas aux codes de la distribution traditionnelle, et nous ne souhaitons pas sacrifier la qualité ».
Le fondateur de Colibri affirme travailler sur des nouveautés, encore gardées secrètes, tant sur les produits que les services, pour l’année 2021. L’entrepreneur, très attaché à la dimension écologique de ses peintures, donne cependant quelques pistes. « On prévoit d’inventer une nouvelle façon de consommer la peinture pour pouvoir notamment supprimer les conservateurs des peintures et éviter le gaspillage », glisse-t-il. Lorsqu’on lui demande si son ambition est de fournir à ses clients les ingrédients de la peinture pour qu’ils fassent eux-mêmes le mélange, il répond : « Non… mais presque ! ».
Autre nouveauté pour 2021, le développement de l’entreprise hors des frontières françaises. « Nous avons créé une structure en Suisse et nous préparons la traduction de notre site internet pour pouvoir distribuer la Suisse, l’Allemagne et l’Italie. Ces trois marchés seront en phase de test jusqu’à fin 2022. Si tout se passe bien, nous prévoyons de conquérir d’autres marchés à l'étranger », annonce Cédric Laurent.
