La gouvernance des French Tech migre vers le entreprises
Dépolitiser les French Tech. C'est l'objectif du gouvernement, et du secrétaire d’État en charge du numérique, Mounir Mahjoubi. « La French Tech (créée en 2013, NDLR) va devenir la possession des entreprises qui la constitue. Les collectivités vont disparaître de la gouvernance. Nous resterons toutefois partenaires de cet écosystème », résume Philippe Saurel, président DVG de Montpellier Méditerranée Métropole. « Un appel à projet du gouvernement va sortir en novembre pour une labellisation en janvier 2019. Entre 10 et 12 territoires seront labellisés. La finalité est de faire éclore des entreprises qui deviennent les leaders de demain », explique Frédéric Salles, dirigeant de Matooma (communication des objets par carte Sim, Pérols - 34), l'une des personnalités pressenties pour prendre la tête de Montpellier Capital French Tech, si le dossier est retenu. Le label Capital French Tech élargira le périmètre aux grands groupes, labos de recherche, universités, collectivités. Ce, autour de quatre orientations : hyper-croissance, entreprises, international, technologies de rupture et technologies au service du citoyen. » Quelles conséquences à Toulouse et Montpellier ?
Extension géographique à Montpellier
Côté Montpellier, le rayonnement pourra atteindre Alès, Nîmes, Béziers, Sète et Lunel. Ce nouvel écosystème bénéficiera aussi de la complémentarité des domaines d’excellence (santé, biotech, objets connectés et cybercriminalité) déjà présents à Montpellier, et aussi la mécatronique, le tourisme et le maritime, qui font la force des autres territoires. « Une équipe diversifiée travaille sur cet appel à projet. Nous ne pouvons pas nous passer de la Métropole, qui manage le label depuis le début. À l’issue de l’obtention espérée du label début 2019, il faudra créer une association qui élira son président. Pour l’instant, rien n’est acté », explique Frédéric Salles. Chantal Marion, vice-présidente de 3M déléguée au développement économique, rappelle que l’écosystème tient ses promesses, avec le Pass French Tech (accompagnement des entreprises en hypercroissance). « Montpellier est la première métropole en nombre de Pass French Tech, après Paris. Depuis 2015, 42 Pass French Tech ont été attribués », poursuit-elle. Une halle French Tech va par ailleurs être bâtie par la métropole (via la Serm) au sein du quartier Cambacérès (nouvelle gare TGV) à Montpellier.
Toulouse déjà aux privés
Philippe Coste, directeur délégué de French Tech Toulouse (par ailleurs directeur régional de l’école d’informatique Epitech), confirme qu’il « passera la main », dans le cadre de l’appel à projet visant à « remettre en avant les entrepreneurs comme leaders des opérations ». Dans la Ville rose, l’initiative est en effet depuis l’origine pilotée de façon collégiale par les start-uppeurs, avec le soutien des acteurs publics et de structures d’accompagnement. Reste à savoir qui incarnera le mouvement. Ludovic Le Moan (Sigfox), David Keribin (Citymeo), Michaël de Lagarde (Delair), ou peut-être Sandrine Jullien-Rouquié (Ludilabel), qui font partie de la quinzaine de personnalités locales investies dans la French Tech Toulouse ? « Aucun nom ne se dégage pour le moment », assure Philippe Coste.










