La fonderie Sam placée en liquidation judiciaire avec poursuite d'activité durant trois mois
Ce n'est pas une surprise pour les salariés de la Société aveyronnaise de métallurgie (Sam), installée sur le site de Viviez dans l'ancien bassin houiller de Decazeville. Ils s'attendaient à cette décision. Ce jeudi 16 septembre, le tribunal de commerce de Toulouse a décidé de placer l'entreprise de 350 salariés en liquidation judiciaire avec maintien de l'activité pour une durée de trois mois. Les candidats éventuels à la reprise disposent de quelques jours, jusqu'au 30 septembre, pour déposer une offre de reprise auprès du tribunal. Ce dernier devrait étudier le ou les offres au cours d'une nouvelle audience fixée au vendredi 22 octobre. « Le délai est très court, s'inquiète Ghislaine Gistau, déléguée syndicale et secrétaire CGT de la Sam. Or, il y a urgence. On ne voit rien venir. Nous n'avons été contactés par personne, ni par une entreprise, ni par l'État. Les salariés n'en peuvent plus. Mais on ne peut pas rester sans réagir. On doit poursuivre notre combat jusqu'au bout. » Le 23 septembre, les salariés sont appelés à cesser le travail et à manifester devant l'usine, en fin de journée.
La Région réagit
Carole Delga, présidente de la région Occitanie à réagi à la nouvelle : « Il faut désormais mettre à profit la période de trois mois de reprise d’activité par le groupe Renault pour trouver des solutions qui permettent de sauvegarder un maximum d’emploi. » Selon une source proche du dossier, le groupe espagnol CIE Automotive, qui avait fait acte de candidature avant de retirer sa proposition en juin dernier, serait toujours en négociations avec Renault, le principal client de la Sam. La présidente de Région milite par ailleurs pour « la création d’un groupe de travail interministériel sur l’avenir de la filière européenne dans l’optique de la fin du moteur thermique en 2035, ainsi que la mise en place d’États généraux de l’automobile, afin de mieux anticiper les bouleversements auxquels sont confrontés les entreprises et sous-traitants de ce secteur essentiel pour notre économie et l’avenir de notre industrie ».
