La feuille de route de l'agence de développement économique de Béziers Méditerranée
La création de l'agence de développement économique de l'agglomération Béziers Méditerranée est officialisée ce 29 juin par Robert Ménard, président de la collectivité. Michel Aimes en assure la présidence et Michel Frejaville, la vice-présidence. À leurs côtés, les organisations patronales (Medef, CPME, FFB et CCI), Pôle Emploi et une dizaine d'entreprises locales. « Cette agence de développement économique sera un marqueur fort de notre territoire. Elle a vocation à être économique et non politique », déclare Michel Aimes. Outil « à créer et à inventer », selon lui, il la définit comme un « guichet unique » visant à simplifier la vie des entreprises dans leur choix d’implantation, la gestion de leur dossier et demandes d’aides comme leur développement.
Les missions : accompagner le développement et créer de l’emploi
« Il faudra être à l’écoute des besoins des entreprises présentes sur le territoire et des porteurs de projet intervenant dans les principaux secteurs du territoire que sont l’industrie, la viticulture, l’oenotourisme, l’hôtellerie-restauration, poursuit Michel Aimes. Pour faciliter les installations ou accompagner le développement, il s’agira d’identifier du foncier ou encore de fluidifier les démarches administratives ». Autre enjeu de l’agence : la création d’emploi. « Nous allons œuvrer au développement de l’offre de formation pour répondre aux besoins des entreprises », complète-t-il.
L’agence doit aussi assurer la promotion du territoire « pour attirer de nouvelles entreprises mais aussi des cadres supérieurs pour accompagner le développement des entreprises. » Parmi les premières actions menées par l’agence, « nous allons faire un inventaire du foncier et de l’immobilier d’entreprise, suivre les dossiers en cours, indique Michel Frejaville, vice-président de l’agence. Il nous faudra aussi étudier le besoin de relocalisation des entreprises en croissance dans le tissu biterrois. La réhabilitation des zones d’activités vétustes figure aussi parmi nos réflexions. En cela, Viaterra pourra nous aider ».
Se mobiliser sur les secteurs d'avenir
Revenant sur les secteurs qu’il faut accompagner pour favoriser le développement économique du territoire, « l’hydrogène est une thématique forte qui traduit notre mutation industrielle locale à l’instar de Genvia (fabrication d’électrolyseur). Genvia va créer 2 000 emplois directs et indirects d’ici à 2030 et va engendrer des besoins en formation, explique Michel Frejaville. Autre exemple, nous étudions la possibilité d’accueillir un data center à Béziers, autre facteur d’attractivité pour des entreprises. »
