La cour d’appel de Toulouse s’oppose au projet de reprise de BVA
Validé par le tribunal de commerce de Toulouse le 15 septembre, le projet de reprise de l’institut de sondages BVA par le fonds britannique Alcentra est suspendu. Le parquet général a en effet décidé d'interjeter appel de ce jugement en demandant à la cour d'appel de réévaluer les quatre offres de reprise. Les dirigeants de BVA avaient pour leur part annoncé leur intention de contester cette décision. Craignant une possible délocalisation des activités à l'étranger, les salariés étaient opposés au projet défendu par Alcentra. « Le parquet général interjette appel afin que la cour analyse et évalue les offres de reprise en présence, au regard de leurs conséquences immédiates ainsi qu'à long terme, en particulier s'agissant de la situation des salariés de l'entreprise ainsi que des enjeux économiques et autres attachés à la société BVA », indique la juridiction pour justifier cette nouvelle procédure.
Les offres rééxaminées
La chambre commerciale de la cour d’appel sera chargée d’examiner les quatre offres initialement présentées devant le tribunal de commerce. Les projets sont portés par les actuels dirigeants de BVA dont Pascal Gaudin, son directeur général (projet XPage), le groupe de transport Dentressangle (déjà propriétaire de l’Ifop), un entrepreneur toulousain (Christophe Ginisty), et Alcentra, principal créancier de BVA. L'entreprise emploie plus d’un millier de salariés répartis entre le siège social de Balma (500 salariés) et le site de Boulogne-Billancourt (92). En 2019, son chiffre d’affaires consolidé s’est élevé à près de 200 M€. Créé en 1970, BVA était confronté à une baisse de ses activités commerciales depuis le début de l’année. Difficultés amplifiées par les conséquences de la crise sanitaire.
*Alcentra est une filiale du fonds d’investissement américain BNY Mellon.
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